Je la pressais tendrement contre moi et me laissai tomber au sol, l’entraînant dans ma chute. Je caressais son beau visage ravagé par les larmes et embrassai le bout de son nez.
Bella frémit lorsque l’une de mes mains descendit le long de sa colonne vertébrale pour se poser sur son splendide petit cul rebondi.
Un soupir s’échappa de ses lèvres et je ne pus m’empêcher de gémir lorsque je sentis sa langue me lécher derrière l’oreille. Ses petites mains trifouillèrent dans mes cheveux, s’agrippant aux mèches, tandis que sa langue continuait son office, glissant de mon oreille et retraçant le contour de ma mâchoire ; je frissonnai quand elle commença à me mordiller le cou et ma queue se réveilla instantanément lorsqu’elle commença à frotter ses hanches contre les miennes. Malgré l’épaisseur de nos deux jeans, je sentis qu’elle était déjà mouillée…
Bon sang ! Une insatiable, comme moi ! LE pied !
Je nous fis rouler dans l’herbe tendre et la plaquai au sol.
Elle était magnifique, allongée dans l’herbe, petite chose trop vulnérable, avec ses longs cheveux bruns éparpillés telle une corolle autour de son visage et son profond regard chocolat voilé par le désir. En cet instant, j’aurai rêvé d’être un artiste peintre et pouvoir immortaliser sa beauté, afin que le monde entier voit quelle divine créature était Bella Swann.
Si mon corps me le permettait, j’aurai versé des larmes devant une telle splendeur…
Je plongeais voracement sur ses lèvres, qui s’entrouvrirent instantanément à mon contact.
Ma langue se fraya un chemin à travers ses lèvres et franchit sans soucis la barrière de ses dents. Sa langue se mêla à la mienne, à la fois timide et passionnée pendant que ses mains se baladaient dans mon dos, descendant lentement, mais volontairement jusqu’à mon jeans.
Je luis saisis les poignets et détachai à regret mes lèvres des siennes..
- Non non non! Aujourd’hui, je dirige les opérations, et toi tu te laisses faire… Lui susurrais-je à l’oreille, lui rappelant ses propres mots.
Ses yeux pétillaient de malice à mes paroles.
Je m’allongeais entre ses jambes et me mis à genoux. Je déboutonnai son chemisier lentement, alternant boutons et baisers, et la redressai en position assise afin de faire glisser son maillot le long de ses bras. Je la recouchais au sol, en lui dégrafant son soutien-gorge et m’empressai de le lui retirer. Je plongeais la tête entre ses seins soyeux, m’enivrant de sa douceur et de son parfum. J’étais complètement hypnotisé par son odeur, déconnecté de la réalité. Il n’y avait plus que Bella et moi, dans la clairière, seuls au monde…
Je pris délicatement ses seins en coupe dans mes mains, et l’un de ses mamelons entre mes lèvres, et le goûtai avidement, suçotant avec ferveur sa pointe durcie Hmmm… pendant que mon autre main pressait avec bonheur son autre sein, jouant avec son téton du bout des doigts.
Au bout de quelques délicieuses minutes, je changeais de sein : je ne voulais surtout pas faire de jaloux…
Je l’entendais gémir mon prénom, encore et encore, et sa voix devenue rauque par le plaisir résonna jusqu’au bout de ma queue, la faisant tressauter dans mon boxer.
Mes lèvres reprirent possession des siennes, et mes mains glissèrent lentement de sa poitrine jusqu’à ses hanches, caressant chaque parcelle de peau à leur portée. Je fis sauter le bouton de son jeans entre deux doigts et ma main droite se faufila dans son pantalon, jusqu’à sa petite chatte toute mouillée et je la pénétrais de deux doigts, qui glissèrent en elle avec une facilité déconcertante… Bella gémit sous mes caresses, se tortillant dans tous les sens. Elle poussa un petit cri de frustration lorsque j’ôtai mes doigts de son intimité. Je suçais goulûment mes doigts, trempés par son plaisir sous le regard enfiévré de Bella, qui appréciait follement me voir la goûter.
- Tu as un goût exquis, mon cœur. Lui susurrais-je avant de poser mes lèvres sur les siennes.
Elle téta avidement ma langue, appréciant la saveur unique de son nectar combiné à ma salive.
Tandis que je lui caressais les cuisses, mes doigts replongèrent bien au chaud dans Bella, allant et venant de plus en plus profondément. Elle se cambrait frénétiquement sous les assauts de mes doigts, m’offrant un nouvel angle d’attaque. Mon pouce se posa sur son clitoris et se mit à y dessiner des petits cercles de plus en plus rapides. Je prenais mon pied d’une façon incroyable en caressant ma douce et en voyant le plaisir que je lui procurais, mon érection déjà bien douloureuse risquait d’exploser à n’importe quel moment…
Bella haletait, gémissait mon prénom ou des encouragements, ondulait furieusement du bassin en s’agrippant à mes épaules qu’elle labourait de ses ongles et sa tête roulait dans tous les sens…
Je sentis les muscles de son vagin se contracter violemment autour de mes doigts et un orgasme m’envahit au moment où je l’entendis hurler mon prénom pendant sa jouissance.
C’était la première fois de mon existence que je jouissais sans qu’on me touche… J’étais heureux d’avoir ruiné mon boxer préféré pour cette grande première !
- Mais qu’est-ce que tu m’as fait ? Qu’est-ce que tu m’as fait ? Ne cessait-elle de répéter.
- Que du bien, j’espère !
- Hmmmmmmmmmm… ouiii ! C’était… C’était…
Je la fis taire d’un baiser et l’attirai contre moi, nous redressant dans l’opération.
Elle posa sa tête sur mon épaule et s’effondra dans mes bras, tentant de reprendre son souffle.
Nous restâmes ainsi sans bouger un bon moment, dans les bras l’un de l’autre. Je lui frottais doucement le dos et dégageais quelques mèches de cheveux qui s’étaient enroulées autour de sa clavicule. Mes lèvres se posèrent sur l’arche de son cou délicat et je léchais sa peau, la suçais, me délectant de sa saveur.
Je lui maintenais la tête penchée d’une main pour avoir un accès plus facile à sa nuque. Mon autre main glissa le long de sa poitrine, s’attardant sur chacune de ses pointes durcies, jusqu’à son ventre bouillant, avant d’arriver à destination à l’intérieur de sa fente où trois de mes doigts reprirent leur va-et-vient…
- EDWARD ! Tu veux ma mort ou quoi ! S’exclama t’elle en riant.
- Je te l’ai déjà dit, ma déesse : tu mérites d’être adorée, adulée, vénérée, et je ne te lâcherai pas tant que tu ne te seras pas écroulée sous une multitude d’orgasmes… Lui murmurais-je contre ses lèvres.
- Hmmmmmmm… Ses yeux étaient envahis par une intense extase.
Je la tenais assise contre moi, la laissant me chevaucher à moitié, pendant que mes doigts la pénétraient fougueusement et que je me délectais de son cou délicat.
…ON… E…É… A…A…
Bella se cabrait sous mes caresses, gémissait la tête enfouie dans ma clavicule et je la léchais, la suçais…
NOOOOOOOOOON ! FAIS PAS ÇA EDWARD ! TU VAS LA TUER !
Je n’eus pas le temps de chercher d’où venait cette voix.
- BELLAAAAAAAAAAAAAAAAA !
J’entendis un souffle ténu et avant que je n’eus le temps de réagir, je fus projeté violemment contre un arbre.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Bella hurlait de terreur.
Je me retournais vivement et aperçus un loup géant roux devant Bella…
Elle était figée par l’horreur, ses traits reflétant une angoisse absolue et sa bouche était ouverte sur un cri muet d’effroi.
La grosse tête poilue de Jacob fit plusieurs fois la navette entre Bella, à moitié nue, et moi.
Quoi ? Que ? Qu’est-ce ? Ah…
Même s’il n’avait pas forme humaine à ce moment là, je vis clairement la douleur et la trahison dans son regard de loup…
Je m’avançais calmement vers Bella, toujours frappée d’horreur.
- Reste où tu es Edward ! Cette chose va t’attaquer ! Il va nous tuer ! Cria t’elle.
Je la rejoignis, ramassais son chemisier et le lui remis.
- Non, ne t’inquiète pas, il ne va pas nous attaquer…
Les pensées de Jake étaient furieuses à mon encontre.
Pourquoi elle, Ed ? T’en as pas assez qui te courent après à Forks ? Pourquoi elle ? Et elle sait pour toi… enfin ta famille ?
Je secouai légèrement ma tête de droite à gauche pour répondre à la dernière de ses pensées. Pour le reste, je ne savais pas quoi lui dire…
Bella s’accrochait à moi, se cachant dans mon dos.
- Mais c’est quoi cette chose ? C’est beaucoup trop grand pour être un loup ! C’est quoi ? Et pourquoi il ne nous attaque pas ?
Je soufflais bruyamment.
- Jake, je crois qu’il va falloir qu’on ait une petite discussion… Va à la villa, on te rejoint de suite.
Bella me regarda comme si je venais de parler en javanais, puis fixa les yeux du loup.
- Jake ? Jacob ? JACOB ? Mais que… qu’est-ce…
- On en parlera après, quand Jake aura repris son apparence. Lui dis-je en la saisissant par les épaules.
Surtout, ne crois pas que tu vas réussir à te défiler. Je veux des explications.
Et sur cette dernière pensée, Jake pris la route vers la villa.
Bella était complètement absente, figée dans l’incompréhension la plus totale. Je lui remis son chemisier, le reboutonnai, puis refermais son jeans…
Mouais, je m’étais fait prendre, la main dans la culotte, par un Jacob en rogne et amoureux de ma douce… Quelle galère !
Je pris la main de Bella et l’emmenais vers la villa. Mon chemin de croix…
Nous entrâmes dans le salon, où se trouvait un Jacob – habillé – furibond, entouré par ma famille qui tentait de le calmer…
Je suis désolée, Edward ! Tu sais que je ne vois pas les loups…
Alice se confondait en excuses…
À peine entrés, Jacob m’adressa des regards mauvais et se rua sur Bella, qui se cacha dans mon dos… Ce qui ne fit qu’accroître la colère de Jake…
- Voyons, Bells ! Je suis le même qu’avant !
- Mais comment ? Que ? Pourquoi ?
Jake se tourna vers moi avec un sourire mauvais…
Tu lui dis toi-même pourquoi je mute, Ed ? Ou je le fais ?
En voyant mon expression, Carlisle comprit le sens du regard de Jacob. Il s’adressa à lui d’une voix basse et rapide pour que les faibles oreilles humaines de Bella ne saisissent rien.
- Jacob, ne dis rien à Bella ! Tu connais nos règles, le secret. Si elle l’apprend, elle mourra et nous ne pourrons rien faire d’autre que mourir avec elle. Les Volturi ne laisseront jamais passer ça !
Jacob baissa la tête, cherchant à trouver un moyen de contourner la règle, et d’expliquer à Bella avec quel genre de monstre elle pouvait bien fricoter.
J’en étais malade… Je ne le savais pas aussi mesquin…
- Bon alors, Jake. T’accouches oui ou merde ? Qu’est-ce qu’il s’est passé tout à l’heure ? S’écria ma douce.
- Ben… En fait… Euh… Il se trouve que les Quileutes peuvent se métamorphoser en loups-garous pour protéger la race humaine. Tenta t’il d’expliquer.
- Quoi ? Comment ça protéger ? Et pourquoi tu t’es jeté sur Edward comme ça ? Tu aurais pu le tuer ! Hurla t’elle.
- Ben… J’ai cru qu’il allait te t.. Agresser ! Alors j’ai voulu te protéger ! Apparemment, c’était pas une agression ! T’avais l’air sacrément consentante ! L’accusa t’il.
Bella rougit violemment en réaction aux paroles de Jake, mais elle était aussi sacrément énervée…
- En quoi ça te concerne, Jacob ? C’est ma vie, j’en fais ce que je veux ! Et comment ça ce fait que les Cullen soient au courant de ta double vie et pas moi? Merde Jake ! Je suis quand même ta meilleure amie ! Demanda t’elle, suspicieuse.
- Ben… En fait… C’est… Euh…
Jacob cherchait une façon de lui expliquer, sans pour autant parler de l’existence des vampires, ce qui mettrait la vie de Bella en danger…
Il nous implorait du regard, cherchant un appui quelconque. Carlisle prit alors la parole.
- En fait, Bella, nous sommes au courant de l’existence des loups-garous depuis environ six mois. Nous avions été… agressés, ici, par une bande de fous furieux. Nous serions tous morts si une dizaine de bêtes monstrueuses n’étaient pas arrivées à notre rescousse ! Certains loups avaient été blessé par nos assaillants et nous sommes tombés des nues en voyant que ces bêtes blessées reprenaient forme humaine ! Les Quileutes nous ont donc mis au courant de leur secret, et de leur rôle : protéger les Hommes… Depuis ce jour, nous n’en avons parlé à personne, et je soigne les loups lorsqu’ils sont blessés. Mentit-il, plutôt habilement car Bella n’y vit que du feu.
- Wahou ! Impressionnant… T’aurais quand même pu m’en parler Jake ! Tu sais très bien que je sais tenir ma langue !
- Je n’avais pas le droit, Bella. Personne ne devrait être au courant de notre existence ! Nous ne vivons que pour protéger les humains des monstres ! Lui dit-il en me fixant droit dans les yeux.
Heureusement, ce regard avait échappé à ma douce…
- OK ! OK ! Mais ce n’était pas une raison pour te ruer sur Edward comme ça ! Tu aurais pu le blesser ou le tuer !
- Je te l’ai déjà dit ! J’ai cru qu’il allait t’agresser ! Ce n’était pas le cas… Ça fait longtemps que ça dure, votre petit manège ?
- Depuis… Je… Merde Jake ! Je n’ai pas à me justifier devant toi ! Je fais ce que je veux de ma vie et de mon cul !
- Tu fais chier, Bells ! Tu sais que je t’aime et tu te tapes mon meilleur pote !
- Quoi ? Je… Désolée, je ne savais pas qu’Edward est ton meilleur ami… Mais ce n’est pas une raison ! Et tu sais aussi que toi et moi, c’est impossible ! Tu es mon meilleur ami, tu es mon frère ! Je t’aime, mais pas comme tu le voudrais. Toi et moi, ça serait comme… Comme… De l’inceste ! Tu le sais, Jake… Tenta t’elle de lui expliquer.
- Pff ! Conneries ! Et toi, Eddy ? De toutes les filles des environs, pourquoi ma Bella ?
- Je ne t’appartiens pas, Jacob ! S’énerva t’elle.
- Ce n’est pas à toi que je parle, Bells ! Edward, j’attends toujours ta réponse : pourquoi Bella ?
- Je… J’en sais rien, Jacob. C’est plus fort que moi, je..
- Quoi c’est plus fort que toi ? Fallait que tu l’ajoutes elle aussi à ton palmarès ? Railla t’il.
- NON ! Je… Je ne peux même pas te l’expliquer, je n’y comprends rien moi-même… C’est comme si Bella possédait une quelconque force magnétique et que j’étais un aimant… Je suis irrémédiablement attiré par elle ! Je n’arrive pas à le combattre, c’est plus fort que moi !
- Quoi ? S’exclama Bella, les yeux emplis de surprise. Toi aussi tu ressens ça ?
J’acquiesçai à sa question et me tournai vers Jacob, espérant qu’il comprenne l’attraction que Bella avait sur moi…
- T’es vraiment une belle ordure… Je pensais que tu étais mon ami, et tu me piques ma nana !
- Je ne suis pas, et ne serai jamais ta « nana » Jacob Black ! Fous-toi bien ça dans le crâne une bonne fois pour toutes ! Hurla t’elle.
- Mais Bella ! Tu sais très bien qu’on est fait l’un pour l’autre ! Regarde tous les bons moments qu’on passe ensembles ! L’implora t’il.
- Oui, Jake. On passe d’excellents moments ensembles, mais ça ne veut pas dire qu’on est fait l’un pour l’autre ! Tu es comme un frère pour moi ! Je t’aime, mais d’un amour fraternel, pas passionnel !
- Pfff… Et pour te donner raison, tu baises avec le premier mec venu, c’est ça ?
- Je.Ne.Suis.Pas.Une.Pute. JACOB BLACK ! Et je n’ai pas de comptes à te rendre ! Je m’envoie en l’air avec qui je veux !
L’espoir envahit Jake au moment où il entendit les parles de Bella.
Ouf ! Si elle ne fait que s’envoyer en l’air avec lui, j’ai encore mes chances…
- Je n’ai jamais sous-entendu que tu étais une pute, Bella ! Déforme pas mes paroles s’il te plait !
- Hmpf… Et pour information, je ne baise pas avec Edward. Je l’… Je tiens énormément à lui.
- C’est pas le mec qu’il te faut! Il est pas sain pour toi, Bella !
En regardant Bella, j’eus soudain peur pour Jake. Elle était dans une colère noire, ses yeux envoyaient des éclairs et la rage pure envahissait son corps. Elle s’avança vers lui, enfonçant un doigt accusateur sur sa poitrine.
- Écoute-moi bien, Jacob Black. Je fais ce que je veux de ma vie. Je suis majeure, vaccinée depuis longtemps, et même tatouée ! Je n’ai pas à me justifier de mes actes, et encore moins envers toi !
- Toi ? Tatouée ? Ah ! Laisse moi rire ! Rigola Jacob, ce qui eut le don de faire sortir Bella de ses gonds…
- Et ça ! C’est pas un tatouage peut-être ! Lui dit-elle en relevant sa chevelure, dévoilant un tout petit dessin sur le haut de sa nuque. Encore un kanji…
Emmett, qui avait assisté, comme les autres, à toute la discussion, fixa son regard sur le tatouage.
Intéressant… Qu’est-ce que ça vient foutre là ça ? C’est « Fukushuu », Eddy. La vengeance…
- N’importe quoi ! Quelle idée de t’enlaidir comme ça, Bells ? Et depuis quand tu l’as ce truc ?
- Comment ça m’enlaidir ?! C’est mon corps Jacob ! J’en fais ce que je veux ! Et si un jour j’ai envie de me scarifier ou de me poser des implants, je le ferai ! Je n’ai pas à avoir ton accord !
- Ok ! Ok ! Je trouve juste dommage que tu abîmes ton corps comme ça…
- Tu vois, Jake, c’est aussi pour ça que toi et moi on ne pourra JAMAIS être ensembles ! Tu voudrais que je t’appartienne, que je vive et agisse comme tu le souhaites ! Tu voudrais me priver de ma liberté d’action et de penser, et ça, c’est impossible ! Tu voudrais me façonner selon l’image que tu te fais de moi. Et bien, au risque de te décevoir, la « Bells » de tes fantasmes n’a strictement rien à voir avec la « Bells » que je suis !
- Pffff… On en reparlera plus tard, ok ? Sinon, simple curiosité de ma part, depuis quand tu t’es faite tatouer ?
Bella, qui était d’une virulence sans égale jusqu’à présent, se raidit et pâlît à cette simple question…
- Tu… Tu n’es pas mon père, Jacob, je ne te dois aucune explications. Lui dit-elle dans un souffle.
Jacob ne s’aperçut même pas du changement de ton de Bella, ou alors il s’en foutait royalement…
- En parlant de ton père, Bells, il faut qu’on y aille ! Lui dit-il, joyeux d’un seul coup.
- Comment ça ? Aller où ?
- Bah ! Tu passes la soirée et la nuit à la Push ! Lui dit-il, comme si c’était une évidence.
- QUOI ?
- Ben ouais ! Charlie mange avec mon père, Sam, Emilie, les Clearwater… ce soir et passe ensuite la nuit chez Sue ! Donc, tu passes la nuit à la Push.
- Ah oui ? On décide comme ça dans mon dos ? Je n’ai pas mon mot à dire ? J’ai peut-être des projets ce soir !
- Ben… Charlie m’a dit que tu passais l’après midi avec Alice. C’était plutôt avec Ed à mon avis. Il m’a seulement dit de venir te chercher, c’est pour ça que je suis venu. Lui expliqua t’il, avec un immense sourire aux lèvres.
Et oui ! Bella va passer la soirée et la nuit avec moi ! Elle va vite t’oublier, crois-moi !
J’étouffais un feulement furieux à l’écoute de ses pensées. J’en étais malade…
Bella se rua sur moi et me demanda mon téléphone portable. Elle saisit un numéro sur le clavier et attendit patiemment que l’on décroche.
- Allo, papa ?
Bells ! Comment vas-tu ma chérie ?
- Bof, ça pourrait aller mieux.
Comment ça, qu’est-ce qu’il se passe Bella ?
- Rien de grave, papa, mais Jake me prend la tête. Comment ça se fait que je doive venir à la Push cette nuit ?
Ben, j’y passe la nuit chez Sue, et Jake m’a dit que ça faisait un bail que tu n’étais pas venue le voir ! Je me suis dit que c’était une bonne idée que tu passes la nuit là-bas, surtout que je n’aime pas te savoir seule à la maison
- Tu ne t’es pas demandé si j’avais des projets pour ce soir ?
Désolé, Bells, je ne savais pas ? Mais… Tu fais quoi ?
- Je…
- Bella passe la soirée et la nuit chez nous, Chef Swann ! S’écria Alice. Enfin… Si vous êtes d’accord, bien sûr.
Tu es encore chez les Cullen, Bella ?
- Oui, papa. Et j’y passe la nuit.
Mais ça fait longtemps que tu n’es pas allée à la Push, Bells, ce n’est pas très gentil. Et puis j’ai promis à Jacob que tu serais là !
- Papa, j’ai tout le temps pour aller à la Push. Mais ce soir, j’ai des choses de prévues.
Bella… Sois sympa ! J’ai promis !
- Et moi, papa, je ne supporte pas qu’on arrange ma vie, tu le sais. Je suis majeure papa, je te le rappèle. Il faut que je me prenne un appartement pour que tu l’acceptes enfin ?
Oh ! Ce n’est pas la peine de monter sur tes grands chevaux, Bells ! Passe la nuit chez les Cullen si ça te chante, mais je te veux à la maison demain midi au plus tard. D’accord ?
- OK papa ! Et je suis désolée de m’être énervée comme ça contre toi….
Ce n’est pas grave Bella, je n’aurai pas dû arranger cette soirée sans t’en parler, je le reconnais. Mais je n’aime pas te savoir seule, surtout depuis… Enfin tu sais, ta mère… Ça me rend insupportablement sur-protecteur envers toi, ma chérie.
- Je sais papa… Bon, passe une bonne soirée à la réserve et transmets mes amitiés à tout le monde, d’accord ? Et passe une bonne nuit avec Sue… Je t’aime papa, je t’embrasse. À demain !
Je t’aime aussi, Bells ! Amuse-toi bien et à demain !
Bella raccrocha le téléphone ; elle était tendue et pâle, certainement parce que son père avait soulevé le sujet de sa mère…
Elle me rendit mon téléphone et se tourna vers Jacob.
- Voilà ! Problème résolu, je passe la nuit ici ! Lui dit-elle d’un ton victorieux.
- Tu es sensée passer la nuit chez les Cullen, pas avec Edward. Tu crois que ton père aurait été d’accord si tu le lui avais dit ? Répliqua t’il avec un sourire mauvais.
- Jacob, je te connais suffisamment pour savoir que tu vas aller tout balancer à Charlie. Mais sache une chose, si mon père refuse que je vois Edward parce que tu auras ouvert ta grande gueule et raconté n’importe quoi à cause de ta jalousie maladive, je me prends mon appart. Ce qui signifiera plus de contact avec Charlie le temps que je me calme – ce qui risque d’être long – et plus de visites à la Push. Alors, tu fais quoi maintenant ?
Décidément, cette fille était pleine de ressources !
- Un appart ? Et tu vas faire comment pour payer ton loyer ? Rigola t’il.
- Mais je ne suis pas à la rue, Jake. La maison de Chicago a été vendue après la mort de maman, et la moitié m’est revenue. L’argent est sur un compte, à la banque, et fait des petits ! Alors, comme tu peux le comprendre, j’aurai de quoi acheter un petit appartement, si Charlie et toi continuez à vouloir régenter ma vie ! Lui dit-elle.
- Bon ! Bon ! Ça va, j’ai compris ! Je vais y aller, je ne voudrais pas déranger plus longtemps… On se voit demain, Bella ? Lui demanda t’il plein d’espoir.
- Euh… Ouais, peut-être, je ne sais pas encore ce que je ferai demain. Mais ne t’inquiète pas, je t’appellerai !
Jacob sourit largement à cette nouvelle, et serra Bella dans ses bras si fort qu’elle en manquait d’air. Puis il l’embrassa à la commissures des lèvres, tout en me fixant droit dans les yeux…
Première manche, victoire Cullen… Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Bella m’aime, elle est à moi, même si elle ne le sait pas encore. À moi ! Mets toi bien ça dans le crâne !
Apparemment, s’en était fini de ma belle amitié avec Jacob… Mais quelle connerie ! Ne pouvait-il pas voir qu’on ne pouvait pas faire l’un sans l’autre, elle et moi ? Était-il vraiment prêt, par orgueil et jalousie, à perdre deux personnes qui l’aimaient énormément ?
- Bon, j’y vais ! S’écria Jake.
Il embrassa Bella une dernière fois, puis alla faire la bise à ma mère et mes sœurs, avant d’échanger des poignées de mains avec mes frères et mon père. Bien entendu, il m’avait totalement ignoré…
Il se dirigea vers la porte en criant « à la prochaine ! » et en évitant soigneusement mon regard.
J’avais mal. Je l’avais trahi, dans un sens, c’était vrai, mais… Je n’y pouvais rien, ça avait été plus fort que moi…
Bella s’approcha de moi et glissa tendrement sa main dans la mienne.
- Je suis désolée, Edward. C’est de ma faute tout ça… Me dit-elle d’une petite voix chagrine.
- Non, tu n’y es pour rien mon ange. La rassurais-je en embrassant son front.
Elle se tourna vers ma famille.
- Je suis vraiment désolée que vous ayez dû assister à cette discussion… Je…
- Ne t’inquiète pas Bella. Lui dit Rosalie. On connaît Jacob, il est très excessif dans ses réactions, c’est pour ça aussi qu’on est resté. Ça aurait pu tourner en bataille !
- Ouais ! Dommage qu’il n’y ait pas eu de baston, j’aurai bien aimé y participer ! S’écria Emmett. En tous cas, super que tu sois là, Bella ! Avec toi, on ne s’ennuie pas ! Et puis on dirait pas, à te voir comme ça, sous tes airs de chaton fragile, qu’on a affaire à une vraie tigresse enragée !
Bella rougit mais éclata de rire aux paroles d’Emmett.
Je pris ma douce dans mes bras et la regardai dans les yeux, lui faisant comprendre silencieusement que je voulais plus que tout être seul avec elle. Elle me sourit tendrement et me chuchota dans le creux de l’oreille, persuadée que je serai le seul à l’entendre :
- On va chez toi ?
Je l’enlaçai et nous sortîmes sous les commentaires d’Emmett…
mardi 2 mars 2010
7 - Interruption
Edward’s POV
On peut dire ce qu’on veut, une douche ça fait du bien !
En tous cas, celle-ci m’avait surtout permis de me remettre les idées en place…
Une fois séché et habillé, je sortis du cottage. J’avais encore un peu de temps devant moi avant notre rendez-vous, mais je décidai de partir maintenant. On ne sait jamais, peut-être que Bella sera en avance ?
Je courrais à travers les forêts et regardais en direction du pont. Un éclat argenté me frappa l’œil… Je me focalisais sur ce point et aperçus Bella dans ma Volvo, sur le petit chemin de terre en contrebas du pont. Oui, apparemment elle avait eu la même idée que moi. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent !
J’accélérai le mouvement, pressé de prendre ma douce dans mes bras. À environ 500 mètres de mon véhicule, j’entendis des sanglots déchirants et mon cœur se brisa : ma Bella était secouée par de violents sanglots, la tête sur le volant et ses mains le serrait tellement fort que je craignais que ses jointures, si blanches à cause de la tension, ne se brisent...
Une fois arrivé à la voiture, j’ouvris prestement la portière passager et enlaçai mon ange, lui enfouissant le visage dans mon épaule.
- Chuuuut Bella. Lui murmurais-je dans le creux de l’oreille. Calmes-toi, ma douce.
- Maintenant que tu es là, ça va aller… Souffla-t’elle entre deux larmes.
Ses bras agrippaient mon cou, tandis que ses petits doigts jouaient dans mes cheveux et caressaient ma nuque.
- Tu es sûre, Bella ? Tu ne préfèrerais pas que je te ramène chez toi et qu’on se voit une autre fois ?
Proposition totalement hypocrite, puisque je la voulais avec moi et maintenant… Mais j’avais tellement mal de la voir dans cet état !
- NON ! S’écria t’elle, catastrophée. Non, ne t’inquiète pas, tout va bien… Je pensais seulement à quelques petits trucs désagréables et qui me tracassent… Mais ça va, maintenant. Tu es là. Je suis tellement heureuse de te voir !
Elle leva un visage radieux vers moi, illuminé par un immense sourire. Ses yeux, rougis et bouffis par les pleurs, pétillaient d’une joie sans égale, même si une étincelle de douleur entachait son si beau regard. Son doux visage luisait de larmes et leurs flots commençaient à se tarir.
Je pris son visage en coupe dans mes mains et entrepris d’assécher ses larmes avec mes lèvres.
Elle ferma les yeux, se mit à soupirer d’aise sous mes caresses et je sentis ses lèvres s’étirer en un sourire. Bella entortilla ses doigts dans ma tignasse, me maintenant fermement en place, avec une force que je n’aurai jamais crû possible de sa part. Elle posa sa bouche chaude sur la mienne. Hmmm… Cette sensation était tout simplement divine, je ne m’en lasserai jamais… Elle me mordillait tout doucement et commença à suçoter goulûment ma lèvre inférieure. Sa bouche s’ouvrit et lorsque sa langue vint à la rencontre de la mienne, je la laissais venir avec un plaisir indicible… Nos langues menèrent un combat acharné ; en gentleman, je la laissai gagner… Puis nos lèvres se séparèrent, nous étions tous deux à bout de souffle… Posant tendrement mon front contre le sien, je la laissais reprendre sa respiration, elle était à court d’air. Quant à moi, je tentais tant bien que mal de calmer mes halètements… Embrasser ma douce me mettait dans un tel état !
- Hmm… Ça m’a manqué, tu n’imagines même pas à quel point ! Me susurra-t’elle dans le creux de l’oreille.
- Détrompe-toi, je sais très bien ce que tu ressens… Tu m’as manqué au point que j’en devenais dingue, Bella !
- Si tu savais, Edward… Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi !
J’irradiai littéralement de joie en entendant ses paroles. Bella avait autant besoin de moi que moi d’elle ! Ma joie, cependant, fut de courte durée lorsque je vis son visage qui exhalait la souffrance.
- Bellaaaa ! Qu’as-tu ? Tu as mal quelque part mon ange ? J’étais complètement paniqué à l’idée de l’avoir blessée de quelque manière que ce soit.
- NON ! SI ! Aaaah… Je souffre parce que j’ai besoin de toi justement ! Murmura-t’elle.
Je ne comprenais rien à ses mots. J’étais complètement paumé… Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?!
Tout à coup, son regard se fit décisif. Elle renforça sa poigne dans mes cheveux et plaqua ses lèvres tremblantes contre les miennes, puis elle pivota sur son siège de manière à pouvoir bouger librement.
La façon dont elle m’embrassait était étrange, d’un côté j’adorais ça, mais de l’autre, ça m’effrayait… Ce baiser recelait tellement de sentiments contradictoires !
Passion (énormément de passion même), colère, fougue, désespoir, ferveur, peur, besoin, violence.
Elle y mettait toute son âme et tout son cœur. Elle m’embrassait comme si… Comme si sa vie en dépendait… Ou… Comme si elle voulait se punir… Voir… Me punir… Il y avait tellement de violence dans ce baiser…
Alors je le lui rendis, en y insufflant mes sentiments pour elle…
Amour, ferveur, adoration, passion, fougue, besoin, vénération.
Bella y fut très réceptive. Elle gémit dans ma bouche et elle rendit les armes…
Je l’attirai contre moi, autant que les sièges nous le permettaient, et la pressai contre moi. Elle était tellement souple, et si chaude contre mon corps de pierre…
J’avais beau avoir eu le plaisir de goûter ses lèvres et son corps à plusieurs reprises, je n’arrivais toujours pas à m’habituer à cette impression d’être électrocuté sur place, lorsque sa langue s’enroula sensuellement à la mienne… Et surtout, je ne voulais pas m’y faire un jour.
Chaque baiser était nouveau, chaque caresse était inédite. Chaque fois que j’avais ma douce dans les bras était différente de la précédente, et je ne m’en lasserai jamais.
Plus je la voyais, et plus mon amour pour elle croissait de manière exponentielle.
J’étais comme un cocaïnomane, qui devait augmenter sa dose à chaque fois pour avoir son flash, j’étais un camé de Bella…
Ses petites mains se firent baladeuses, caressant ma nuque, effleurant mes épaules, et se posèrent sur mon torse. Elle me poussa contre le siège passager et ses mains quittèrent ma poitrine…
Dommage…
… Et commencèrent à farfouiller au bord des sièges. Avec un sourire machiavélique, elle fit reculer le siège passager où j’étais installé et actionna la molette permettant de l’abaisser.
Non ! Pas dommage ! Génial !
Je ne pus m’empêcher de sourire en saisissant ses intentions crapuleuses et j’avais l’impression que ma bite dansait la conga dans mon futal.…
Bella balança ses chaussures et se tortilla sur son siège pour retirer son jeans et se rua sur moi, m’allongeant sur le siège. Elle m’embrassait avec fougue et ses mains explorèrent mon torse, mon estomac, mes abdos et descendirent jusqu’à la lisière de mon jeans, tandis qu’elle ondulait lascivement des hanches.
Ses yeux étaient mi-clos et l’envie se lisait clairement dans son regard.
Mon érection déjà bien réveillée se fit douloureuse, coincée dans mon boxer et mon pantalon… Bella devait, elle aussi, lire dans les pensées car elle déboucla ma ceinture et je sentis le bouton de mon pantalon sauter sous la pression de deux petits doigts experts… Elle libéra ma queue déjà bien durcie de mon calbut avant de faire glisser mon boxer et mon pantalon le long de mes jambes ; je levais les hanches pour l’aider dans la manœuvre…
Dans cette position, allongé sur mon siège, je pouvais profiter pleinement de la vue idéale que j’avais de Bella. Elle me chevauchait toujours, se frottant sensuellement contre moi et son regard brûlant plongé dans le mien m’envoya des frissons jusque dans mon chibre. Elle commença à déboutonner son chemisier avec une lenteur délibérée, sans me quitter des yeux. J’étais dans un état d’excitation du tonnerre et, à en juger par l’humidité imprégnant son boxer en dentelle, Bella était dans le même état que moi… Hum quel bonheur !
Et cette fragrance de musc combinée à son envoûtant parfum m’envoyait déjà au septième ciel ! Hmmm… Si seulement je pouvais embouteiller son odeur !
Mes mains remontèrent lentement le long de ses cuisses jusqu’à son bassin et s’enroulèrent à son boxer. Agrippant le tissu délicat, je ne la quittais pas des yeux tandis que j’arrachais son sous-vêtement.
- Dommage, je l’aimais bien celui-là ! Me dit-elle, son expression affichant une petite moue coquine.
- On ira t’en acheter d’autres, ensembles… Je frémissais d’envie à l’idée d’emmener Bella dans une boutique de lingerie fine. Je rêverai de la voir essayer tout le stock du magasin rien que pour moi…
- Fais gaffe que je ne te prenne pas au mot !
- Oh si, fais-le ! J’en rêve ! Je t’en supplie, fais-le !
- Hmmm… Tu rêves de quoi ? Me faire défiler en sous-vêtements rien que pour toi ? M’acheter des trucs si sexy que j’en rougirais à l’idée de les porter ? Ou me culbuter dans une cabine d’essayage ?
- Les trois ! Et en plus, petite allumeuse, tu me donnes des idées…
- Hmmm… Tais-toi et occupe-toi de mon cas, plutôt ! Le vice dans sa voix et son regard me rendait fou…
Avec un sourire malicieux, elle fit sauter les deux derniers boutons de son chemisier et le laissa tomber derrière elle. Mes mains allèrent d’elles-mêmes vers son soutien-gorge pour en défaire les agrafes, mais Bella me donna une petite tape sur les mains et claqua sa langue contre ses dents…
- Non non non! Aujourd’hui, je dirige les opérations, et toi tu te laisses faire… Susurra-t’elle d’une voix sexy en diable.
Merde ! Rien que le son de sa voix me rendait complètement dingue !
Et son petit air vicelard n’arrangeait rien, à part m’envoyer des décharges électriques dans tout le corps et me demander quelles douces tortures elle allait encore pouvoir m’affliger...
Bella me chevauchait toujours, en roulant des hanches, tandis que ses mains gambadaient sur mon ventre, y laissant des traînées bouillantes, puis elles descendirent jusqu’à mon pubis, où elle s’amusa avec mes poils… Je frémis d’anticipation et ma queue tressauta à plusieurs reprises, impatiente à l’idée de se loger en elle…
Elle remonta lentement ses mains le long de son ventre, se caressant du bout des doigts sans jamais quitter mon regard, jusqu’à sa poitrine. Elle défit les agrafes de son soutien-gorge, le laissa tomber derrière elle. Ses seins magnifiques, libérés de toutes entraves, révélèrent ses appétissants tétons déjà bien durcis…
- Bellaaaa !
- Je pensais que tu aimais ma lingerie. Me dit-elle d’une petite voix timide que contredisait la luxure qui noyait son regard.
- Ouais, j’adore te voir en sous-vêtements… Mais je préfère te voir toute nue !
- Hum… Heureusement que les vitres de ta voiture sont teintées, alors !
Bella suça ses index, l’un après l’autre, puis les laissa glisser le long de son cou, jusqu’à sa poitrine et caressa ses magnifiques pointes dardées du bout de ses doigts. Elle me regardait droit dans les yeux, tout en mordillant sa lèvre inférieure et ondulait des hanches, en prenant garde à ne pas me laisser la pénétrer. Elle était d’une sensualité exacerbée et la voir ainsi me rendait fou de désir… Si elle continuait dans cette voie, j’allais finir par venir avant même qu’elle ne me touche !
J’agrippais ses hanches fermement et tentais de la maintenir en place, mais elle continua à rouler des hanches et à se caresser, en gloussant devant mon impatience. Bella prenait son pied à me taquiner comme elle le faisait, s’amusant à frotter son clitoris et son entrée contre mon gland… Je n’en pouvais plus !
- Bella ! Tu veux ma mort ou quoi ? Lui demandai-je d’un ton désespéré.
- Non ! Je veux seulement te faire du bien…
- Huuuuuuummmmmmm…
- Je n’y peux rien, Edward. C’est de ta faute, c’est toi qui réveille la chienne qui est en moi !
Ses paroles me rendaient fou et elle continuait à se frotter contre moi, me poussant à la limite de tout contrôle… Puis tout à coup…
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !
Je criais d’extase au moment où elle s’empala sur moi. Dorénavant, je vouerai un culte à la mémoire de ce grand savant, Newton 1. Saint Isaac, priez pour moi !
Bella continuait à me chevaucher, allant et venant sur ma queue de plus en plus vite.
- Arrête ! Calme-toi ! Je… Je vais venir sinon…
- Huuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmm…. Fut sa seule réponse cohérente…
Je saisis ses hanches fermement pour l’obliger à se tenir tranquille. Je ne voulais pas de baise avec elle, je voulais prendre mon temps et l’aimer comme elle le méritait…
Je la guidais dans ses mouvements et lui imposais un rythme lent, exquis, savourant la vue splendide de ses seins qui bondissaient sous nos coups de hanches et de ses tétons qu’elle faisait rouler entre ses doigts…
J’enroulais fermement l’un de mes bras autour de sa taille et fis glisser mon autre main jusqu’à sa fente où mon pouce délogea son clitoris pour le caresser en traçant des cercles lents.
- Ed… Edward ! Plus foooOOOOOOrt !
Elle haletait de plaisir, et je sentis qu’elle allait bientôt jouir. Je la levais entièrement de ma queue à l’aide de mon bras autour de sa taille. Elle gémit sous la sensation de vide et je l’empalais à nouveau, la pénétrant profondément…
- OUIIII ! ENCOOOOOOOOOOORE !
Bon sang, même ses cris me rendaient fou ! Je la fis coulisser à nouveau sur ma queue, la levant et l’abaissant sauvagement pendant que mon pouce s’activait sur son bouton qui avait au moins triplé de volume, puis je sentis ses parois se crisper violemment autour de mon sexe. Son orgasme déclencha le mien et je la pénétrais une dernière fois, me répandant en elle en de longs jets saccadés.
- EDBEWARDLLA ! ! !
Nous hurlâmes à l’unisson, emportés par la jouissance.
Je me relevai rapidement et la déposai sur le siège passager…
TOC ! TOC ! TOC !
Bon sang! Y’a des hôtels tout de même !
Bella était complètement paniquée… Pour être franc, je n’étais pas mieux… Je remontai vite fait mon jeans et entrouvris la fenêtre.
J’aperçus Marc Evans, l’adjoint du Chef Swann, le père de Bella… Merde !
- Euh… Bonjour !
- Bonjour jeune homme. Je suis désolé d’interrompre un moment qui a l’air grandement instructif, mais vous êtes sur une route où il y a du passage, même si c’est rare… Vous savez que l’exhibitionnisme est passible d’une amende et d’un voyage au tribunal ?
- Hum… En fait, j’étais fatigué, je me suis ass…
- Faudrait pas me prendre pour un imbécile mon gars. Pour quelqu’un de fatigué, ta voiture tanguait dans tous les sens… Bref ! Pour cette fois-ci, je ferme les yeux. Mais vous êtes priés de reprendre vos activités ailleurs. Évitez les routes, les endroits publics… et allez dans un hôtel ! Allez, bonne journée les jeunes et que je ne vous y reprenne plus !
Et il s’éloigna en rigolant…
Ah ben ça alors ! Je me demande quelle tête il ferait le docteur s’il savait que son fils s’envoyait en l’air dans sa voiture ! Ah ! Ah !
J’appréhendais juste une chose : que Evans en parle au père de Bella…
Je me retournais vers ma belle qui s’était rhabillée en deux temps trois mouvements. Elle était mortifiée… Personnellement, je n’étais pas vraiment à l’aise non plus…
Franchement, à quoi ça peut me servir de lire dans les pensées si je me fais prendre comme un bleu ? Mais, comme à chaque fois où je suis avec ma Bella, j’oublie tout, même la prudence…
Un silence gênant s’était installé entre nous, de plus en plus imposant alors qu’il s’attardait en longueur…
- J… Euh… On bouge, Bella ?
- Oui ! Oh, si Charlie l’apprend, je vais me faire tuer!
- Non, Evans n’a vu que moi ! Tu pourrais être n’importe qui ! La rassurai-je.
- Sauf que… J’ai dit à Charlie que j’allais voir ta sœur, c’était la version officielle… Mon père est… un peu trop sur-protecteur… M’avoua-t’elle, honteuse.
- Écoute, Bella. Franchement, je ne crois pas que Marc Evans ira raconter quoique ce soit à ton père. Et… Si jamais il le fait, ne t’inquiète pas, je ne te laisserais pas l’assumer toute seule ! Et si je dois me prendre un bon coup de pied au cul, je le ferai… Pour toi.
Elle serra ma main droite de toutes ses forces, me fit un sourire éclatant et m’embrassa passionnément.
- Bon. Si on bougeait d’ici avant que les flics ne reviennent ? Lui demandais-je.
- Euh… Oui, d’accord ! On va où ?
Je me rappelais subitement le pourquoi de cette rencontre : Bella voulait qu’on parle.
- Hum… Et si on allait se balader ? On en profitera pour discuter des choses que tu voulais aborder. Ça te va ?
Un flash de souffrance passa dans son regard.
Mais qu’est-ce que j’ai encore fait ?
- Euh… OK ! On y va ! Me dit-elle, décidée.
- Je connais un coin très sympa, je suis sûr qu’il te plaira. Mais avant, il faut que je ramène ma voiture !
- Ah bon ! On y va à pied ?
- Mais non, nounouille ! On ne peut pas y aller en voiture, c’est en pleine forêt.
- Ok ! On y go!
Nous sortîmes de la voiture afin d’échanger nos places, et à peine installé au volant, j’entendis un bruit de chute, suivi d’un AÏE ! . Bella s’était cassée la figure… J’étouffais mon rire lorsque la puissante odeur de sang frais me parvint aux narines. Merde ! Bella s’était blessée… Il fallait absolument que je me contrôle… Je retins mon souffle, gardant suffisamment d’air dans mes poumons pour échanger quelques mots…
Avant que je n’aie le temps de sortir de la voiture, Bella y était déjà remontée, pressant son poing gauche sur son bras droit. Elle attrapa son boxer et s’en servit pour le compresser sur la plaie…
- Je suis désolée… Est-ce que tu peux me conduire aux urgences, s’il te plait ? Je vais avoir besoin de points de suture…
Crispé au volant, je démarrai en trombes.
- Non, je t’emmène chez moi. Mon père est médecin, il te soignera ça vite fait. Lui répondis-je sans desserrer les dents.
- Je… J’ai fait quelque chose de mal ? Bella était attristée par le ton de ma voix… Mais l’appréhension marquait ses traits.
Mais qu’est-ce que tu peux être con ! Ça te plait de la blesser ?? Oh ! Toi ferme ta gueule !
- Non Bella, tu n’as rien fait de mal. Je ne supporte pas la vue et l’odeur du sang. Mentis-je.
Dans un sens, ce n’était pas faux : je ne supportais pas de voir ou sentir son sang tentateur. J’étais effrayé à l’idée de perdre le peu de contrôle que j’avais sur moi-même, aussi j’appuyai sur l’accélérateur, pressé de la mener à Carlisle…
Nous arrivâmes devant la villa trois minutes plus tard. Il n’y avait que mon père à la maison, Alice avait dû voir ce qu’il allait arriver. Même si nous contrôlons très bien notre soif, un accident est vite arrivé lorsque nous sommes face à une hémorragie…
Je sortis prestement de la voiture et emplis mes poumons d’air avant d’entrer. Je fis le tour de la voiture et ouvris la portière de Bella, qui grimaçait de douleur.
Je l’emmenais à l’intérieur, Carlisle était déjà dans l’entrée.
- Edward, tout va bien ? Me demanda-t’il en voyant mon visage crispé.
- Oui, ça va. Je te présente Bella. Elle s’est blessée et a besoin de points de suture, je ne voulais pas l’emmener à l’hôpital.
- Enchanté de faire ta connaissance, Bella ! Allez, viens, je vais te soigner ça !
- Merci, Docteur Cull…
- Carlisle, appelle moi Carlisle. Lui répondit-il en affichant un air paternel.
- Euh… Merci Carlisle ! Bella était rouge, gênée d’être le centre d’attention.
- Tu devrais sortir Eddy, tu as une sale tête… Je m’occupe de Bella.
- NON ! Je reste !
Carlisle secoua la tête devant mon obstination.
- Tu peux aller me chercher ma sacoche dans le bureau, s’il te plait ? Et rejoins-nous dans la cuisine.
Je montais les marches quatre à quatre, entrais dans le bureau à vitesse vampirique, pris la sacoche et dévalai l’escalier, à une allure humaine… Je les retrouvais dans la cuisine, Bella était assise sur une chaise, blanche comme un linge. Carlisle avait installé une petite lampe sur la table, pour éclairer le site des opérations. Il mit des gants stériles, puis sortit du fil et une aiguille de suture. Il commença à laver la plaie avec un peu de sérum physiologique pour ôter les gravillons qui s’étaient logés dans la blessure.
- Comment t’es-tu fait ça ?
Bella rougit violemment, ce qui compliquait grandement mon contrôle...
- Euh… En sortant de la voiture pour laisser le volant à Edward… Je me suis pris les pieds dans une branche et j’ai trébuché sur des pierres…
- On peut dire que tu ne t’es pas ratée, Bella ! Bah, ne t’inquiète pas, c’est trois fois rien. Deux points feront largement l’affaire ! La rassura-t’il.
Après s’être assuré qu’il ne restait plus de saletés dans la plaie, Carlisle fit la suture, puis nettoya avec un antiseptique et fit un bandage.
Emmène Bella dans le salon, que je puisse brûler le matériel.
- Viens, Bella, ma famille arrive, je vais te les présenter ! Lui dis-je, entendant les pas lourds d’Emmett sur le perron.
J’emmenais une Bella gênée, rouge comme une tomate, dans le salon. Au moment où nous y entrions, ma famille arrivait. Esmée se rua sur Bella et la prit dans ses bras.
- Bonjour Bella ! J’ai beaucoup entendu parler de toi !
- Euh… Bonjour Mad…
- Esmée. Pas de “madame”, ça fait vieille! Lui dit elle avec un clin d’œil.
-Salut Bella ! Je suis contente de te revoir ! S’écria Alice en se jetant sur elle pour lui plaquer un bisou baveux sur la joue.
- Salut Alice, moi aussi je suis contente de te revoir. Par contre, si tu pouvais éviter de me baver dessus…
Je lui pris la main et la présentais au reste de la famille.
- Alice, tu la connais déjà, alors ici, c’est Rosalie, ici Jasper et enfin – le plus gros pour la fin – Emmett ! Lui dis-je en désignant mes frères et sœurs.
- Oui, je sais, on s’est vu à la soirée chez Mike ! Me répondit-elle timidement.
- AH ! Parce que tu nous connais ? C’est à peine si tu nous as vus 20 secondes avant de détaler avec cette bite ambulante ! Railla Emmett.
- Mais qu’est-ce que tu peux être con Em’ ! S’écria Rosalie en lui mettant une claque à l’arrière de la tête.
- Mais euh ! Arrête bébé ! Ça fait mal euh !
- T’as qu’à être moins con ! Achète toi un cerveau Emmett !
Bella était rouge, gênée par les commentaires d’Emmett.
- Il est toujours comme ça ? Demanda-t’elle .
- Malheureusement oui, et là il est calme. Lui dit Rosalie dans un sourire.
- Eh ouais ! Bienvenue dans la famille « Folledingue » ! Rigola Jazz.
- En parlant de « folle », la prochaine fois que tu passes la nuit ici, préviens-nous Bella, qu’on puisse prévoir les boules quiès ! C’était une folle nuit vous deux, personne n’a pu dormir ! Lui dit Emmett avec un sourire mauvais.
Bella était mortifiée, mais elle avait quand même du cran…
- Pourquoi ? T’es jaloux ? Demande à ton frère de te donner des cours, peut-être que tu arriveras à faire crier Rosalie comme ça ! Répliqua-t’elle.
Pour une fois, quelqu’un – autre que Rose – avait réussi à fermer la grande gueule d’Emmett, ce qui eu le don de faire rire toute la famille !
- Bébé ! Pleura t’il en se tournant vers Rose. T’as vu comment elle est méchante avec moi la dame ? C’est vraiment trop injuste !
- Arrête de faire ton Caliméro, Emmett ! Tu l’as bien cherché ! Lui dit Rosalie avec un sourire. BRAVO Bella ! C’est la première fois que quelqu’un arrive à lui boucler sa grande gamelle !
Bon, c’était bien sympa ce petit moment en famille, surtout que tous acceptaient ma douce, mais j’avais vraiment besoin de passer un petit moment en tête-à-tête avec elle…
Je l’enserrais par la taille et lui fis un signe, indiquant qu’il serait temps de partir.
Elle me sourit et hocha la tête en signe d’approbation.
- Bon, on va se balader ! Au passage Emmett, c’est pas la peine de nous pister, sinon t’as intérêt à courir vite ! Le menaçais-je.
- Vous inquiétez pas tous les deux, on va l’avoir à l’œil ! Nous rassura Alice.
- Bella, j’ai été ravie de faire ta connaissance ! Reviens quand tu veux ! Lui dit Esmée en la prenant une dernière fois dans ses bras.
- Moi aussi je suis contente de vous connaître, merci. Répondit Bella.
Bizarre, l’appréhension se lisait toujours dans ses yeux… Bah ! Avec les conneries d’Emmett, elle devait sûrement se demander ce qui l’attendait par la suite !
Je la poussais en direction de la porte et nous sortîmes, enfin !
J’étais heureux d’avoir ma Bella avec moi. Sa seule présence suffisait à me combler de joie. J’avais follement envie d’elle, mais il fallait aussi qu’on parle.
- Hmmm… Au fait, Edward, il faudrait que tu songes à reprendre là où tu t’étais arrêté tout à l’heure, tu ne crois pas ? Sa voix sensuelle résonna dans mes oreilles.
- C’est une invitation ? Lui demandais-je, mutin
- On peut dire ça ! Rigola t’elle, de charmantes rougeurs envahissant ses joues. On va où au fait ?
- Un petit coin tranquille où j’aime aller pour me détendre. Tu verras, je suis sûr que ça va te plaire !
Nous partîmes main dans la main en direction de la forêt. Au bout de trois laborieux kilomètres, pendant lesquels ma belle avait failli se trépaner une paire de fois, nous arrivâmes dans une petite clairière. C’était mon petit coin de paradis, suffisamment loin de toute civilisation, où j’aimais me rendre pour échapper à ces milliers de voix qui défilaient dans mon crâne. Bien entendu, je ne pouvais pas confesser ce point à Bella…
Cette clairière était parfaitement ronde, cernée par les arbres, tapissée d’une épaisse pelouse parsemée de fleurs de toutes les couleurs, et un ruisseau y serpentait.
- Oh ! C’est magnifique ! S’écria Bella, émerveillée par la magie de l’endroit.
Elle se laissa tomber dans l’herbe, et je la rejoignis en la serrant dans mes bras. J’étais bien, assis comme ça avec elle !
- Je suis content que l’endroit te plaise. Lui murmurais-je dans le creux de l’oreille, ce qui eu pour effet de la faire frémir dans mes bras.
Je déposai un baiser sur son front, et posais mon menton sur le haut de sa tête. Elle soupira d’aise.
- Edward ! Je… Je…
Elle cherchait ses mots, mais ce qui m’inquiétais fut qu’elle se mit à trembler comme une feuille…
- Quoi ! Qu’y a-t-il, Bella ?
- Je… Je… Peux pas ! Lâcha t’elle avant d’éclater en sanglots.
Horrifié, je la pris dans mes bras, la posai sur mes genoux de façon à ce qu’elle me chevauche et enfouis ma tête dans ses lourds cheveux bruns.
- Qu’as-tu, Bella ? Parle moi, je t’en prie !
- Je… Je… Je n’y arrive pas ! C’est trop dur ! Je t… Je t… Je ne peux pas !
- Chuuut mon ange… Tu n’es pas prête à me parler maintenant, je le vois. Je serai toujours là pour toi, j’attendrai le temps qu’il faut, mais calme-toi ! Je ne supporte pas de te voir aussi malheureuse !
- Je ne peux pas ! Si tu savais, tu me rejetterais comme une vulgaire saleté ! Je ne te mérite pas ! Pleurait elle.
- TAIS-TOI ! Ne dis plus jamais ça ! Tu es magnifique ma Bella, plus encore que tu ne le penses. Tu es ma déesse, tu mérites d’être adorée, adulée, vénérée…
- Aime moi, Edward ! Je t’en supplie ! Aime moi….
- Bella… Tu n’as pas à me supplier…
1 – La gravité universelle, ça vous dit quelque chose ;)?
On peut dire ce qu’on veut, une douche ça fait du bien !
En tous cas, celle-ci m’avait surtout permis de me remettre les idées en place…
Une fois séché et habillé, je sortis du cottage. J’avais encore un peu de temps devant moi avant notre rendez-vous, mais je décidai de partir maintenant. On ne sait jamais, peut-être que Bella sera en avance ?
Je courrais à travers les forêts et regardais en direction du pont. Un éclat argenté me frappa l’œil… Je me focalisais sur ce point et aperçus Bella dans ma Volvo, sur le petit chemin de terre en contrebas du pont. Oui, apparemment elle avait eu la même idée que moi. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent !
J’accélérai le mouvement, pressé de prendre ma douce dans mes bras. À environ 500 mètres de mon véhicule, j’entendis des sanglots déchirants et mon cœur se brisa : ma Bella était secouée par de violents sanglots, la tête sur le volant et ses mains le serrait tellement fort que je craignais que ses jointures, si blanches à cause de la tension, ne se brisent...
Une fois arrivé à la voiture, j’ouvris prestement la portière passager et enlaçai mon ange, lui enfouissant le visage dans mon épaule.
- Chuuuut Bella. Lui murmurais-je dans le creux de l’oreille. Calmes-toi, ma douce.
- Maintenant que tu es là, ça va aller… Souffla-t’elle entre deux larmes.
Ses bras agrippaient mon cou, tandis que ses petits doigts jouaient dans mes cheveux et caressaient ma nuque.
- Tu es sûre, Bella ? Tu ne préfèrerais pas que je te ramène chez toi et qu’on se voit une autre fois ?
Proposition totalement hypocrite, puisque je la voulais avec moi et maintenant… Mais j’avais tellement mal de la voir dans cet état !
- NON ! S’écria t’elle, catastrophée. Non, ne t’inquiète pas, tout va bien… Je pensais seulement à quelques petits trucs désagréables et qui me tracassent… Mais ça va, maintenant. Tu es là. Je suis tellement heureuse de te voir !
Elle leva un visage radieux vers moi, illuminé par un immense sourire. Ses yeux, rougis et bouffis par les pleurs, pétillaient d’une joie sans égale, même si une étincelle de douleur entachait son si beau regard. Son doux visage luisait de larmes et leurs flots commençaient à se tarir.
Je pris son visage en coupe dans mes mains et entrepris d’assécher ses larmes avec mes lèvres.
Elle ferma les yeux, se mit à soupirer d’aise sous mes caresses et je sentis ses lèvres s’étirer en un sourire. Bella entortilla ses doigts dans ma tignasse, me maintenant fermement en place, avec une force que je n’aurai jamais crû possible de sa part. Elle posa sa bouche chaude sur la mienne. Hmmm… Cette sensation était tout simplement divine, je ne m’en lasserai jamais… Elle me mordillait tout doucement et commença à suçoter goulûment ma lèvre inférieure. Sa bouche s’ouvrit et lorsque sa langue vint à la rencontre de la mienne, je la laissais venir avec un plaisir indicible… Nos langues menèrent un combat acharné ; en gentleman, je la laissai gagner… Puis nos lèvres se séparèrent, nous étions tous deux à bout de souffle… Posant tendrement mon front contre le sien, je la laissais reprendre sa respiration, elle était à court d’air. Quant à moi, je tentais tant bien que mal de calmer mes halètements… Embrasser ma douce me mettait dans un tel état !
- Hmm… Ça m’a manqué, tu n’imagines même pas à quel point ! Me susurra-t’elle dans le creux de l’oreille.
- Détrompe-toi, je sais très bien ce que tu ressens… Tu m’as manqué au point que j’en devenais dingue, Bella !
- Si tu savais, Edward… Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi !
J’irradiai littéralement de joie en entendant ses paroles. Bella avait autant besoin de moi que moi d’elle ! Ma joie, cependant, fut de courte durée lorsque je vis son visage qui exhalait la souffrance.
- Bellaaaa ! Qu’as-tu ? Tu as mal quelque part mon ange ? J’étais complètement paniqué à l’idée de l’avoir blessée de quelque manière que ce soit.
- NON ! SI ! Aaaah… Je souffre parce que j’ai besoin de toi justement ! Murmura-t’elle.
Je ne comprenais rien à ses mots. J’étais complètement paumé… Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?!
Tout à coup, son regard se fit décisif. Elle renforça sa poigne dans mes cheveux et plaqua ses lèvres tremblantes contre les miennes, puis elle pivota sur son siège de manière à pouvoir bouger librement.
La façon dont elle m’embrassait était étrange, d’un côté j’adorais ça, mais de l’autre, ça m’effrayait… Ce baiser recelait tellement de sentiments contradictoires !
Passion (énormément de passion même), colère, fougue, désespoir, ferveur, peur, besoin, violence.
Elle y mettait toute son âme et tout son cœur. Elle m’embrassait comme si… Comme si sa vie en dépendait… Ou… Comme si elle voulait se punir… Voir… Me punir… Il y avait tellement de violence dans ce baiser…
Alors je le lui rendis, en y insufflant mes sentiments pour elle…
Amour, ferveur, adoration, passion, fougue, besoin, vénération.
Bella y fut très réceptive. Elle gémit dans ma bouche et elle rendit les armes…
Je l’attirai contre moi, autant que les sièges nous le permettaient, et la pressai contre moi. Elle était tellement souple, et si chaude contre mon corps de pierre…
J’avais beau avoir eu le plaisir de goûter ses lèvres et son corps à plusieurs reprises, je n’arrivais toujours pas à m’habituer à cette impression d’être électrocuté sur place, lorsque sa langue s’enroula sensuellement à la mienne… Et surtout, je ne voulais pas m’y faire un jour.
Chaque baiser était nouveau, chaque caresse était inédite. Chaque fois que j’avais ma douce dans les bras était différente de la précédente, et je ne m’en lasserai jamais.
Plus je la voyais, et plus mon amour pour elle croissait de manière exponentielle.
J’étais comme un cocaïnomane, qui devait augmenter sa dose à chaque fois pour avoir son flash, j’étais un camé de Bella…
Ses petites mains se firent baladeuses, caressant ma nuque, effleurant mes épaules, et se posèrent sur mon torse. Elle me poussa contre le siège passager et ses mains quittèrent ma poitrine…
Dommage…
… Et commencèrent à farfouiller au bord des sièges. Avec un sourire machiavélique, elle fit reculer le siège passager où j’étais installé et actionna la molette permettant de l’abaisser.
Non ! Pas dommage ! Génial !
Je ne pus m’empêcher de sourire en saisissant ses intentions crapuleuses et j’avais l’impression que ma bite dansait la conga dans mon futal.…
Bella balança ses chaussures et se tortilla sur son siège pour retirer son jeans et se rua sur moi, m’allongeant sur le siège. Elle m’embrassait avec fougue et ses mains explorèrent mon torse, mon estomac, mes abdos et descendirent jusqu’à la lisière de mon jeans, tandis qu’elle ondulait lascivement des hanches.
Ses yeux étaient mi-clos et l’envie se lisait clairement dans son regard.
Mon érection déjà bien réveillée se fit douloureuse, coincée dans mon boxer et mon pantalon… Bella devait, elle aussi, lire dans les pensées car elle déboucla ma ceinture et je sentis le bouton de mon pantalon sauter sous la pression de deux petits doigts experts… Elle libéra ma queue déjà bien durcie de mon calbut avant de faire glisser mon boxer et mon pantalon le long de mes jambes ; je levais les hanches pour l’aider dans la manœuvre…
Dans cette position, allongé sur mon siège, je pouvais profiter pleinement de la vue idéale que j’avais de Bella. Elle me chevauchait toujours, se frottant sensuellement contre moi et son regard brûlant plongé dans le mien m’envoya des frissons jusque dans mon chibre. Elle commença à déboutonner son chemisier avec une lenteur délibérée, sans me quitter des yeux. J’étais dans un état d’excitation du tonnerre et, à en juger par l’humidité imprégnant son boxer en dentelle, Bella était dans le même état que moi… Hum quel bonheur !
Et cette fragrance de musc combinée à son envoûtant parfum m’envoyait déjà au septième ciel ! Hmmm… Si seulement je pouvais embouteiller son odeur !
Mes mains remontèrent lentement le long de ses cuisses jusqu’à son bassin et s’enroulèrent à son boxer. Agrippant le tissu délicat, je ne la quittais pas des yeux tandis que j’arrachais son sous-vêtement.
- Dommage, je l’aimais bien celui-là ! Me dit-elle, son expression affichant une petite moue coquine.
- On ira t’en acheter d’autres, ensembles… Je frémissais d’envie à l’idée d’emmener Bella dans une boutique de lingerie fine. Je rêverai de la voir essayer tout le stock du magasin rien que pour moi…
- Fais gaffe que je ne te prenne pas au mot !
- Oh si, fais-le ! J’en rêve ! Je t’en supplie, fais-le !
- Hmmm… Tu rêves de quoi ? Me faire défiler en sous-vêtements rien que pour toi ? M’acheter des trucs si sexy que j’en rougirais à l’idée de les porter ? Ou me culbuter dans une cabine d’essayage ?
- Les trois ! Et en plus, petite allumeuse, tu me donnes des idées…
- Hmmm… Tais-toi et occupe-toi de mon cas, plutôt ! Le vice dans sa voix et son regard me rendait fou…
Avec un sourire malicieux, elle fit sauter les deux derniers boutons de son chemisier et le laissa tomber derrière elle. Mes mains allèrent d’elles-mêmes vers son soutien-gorge pour en défaire les agrafes, mais Bella me donna une petite tape sur les mains et claqua sa langue contre ses dents…
- Non non non! Aujourd’hui, je dirige les opérations, et toi tu te laisses faire… Susurra-t’elle d’une voix sexy en diable.
Merde ! Rien que le son de sa voix me rendait complètement dingue !
Et son petit air vicelard n’arrangeait rien, à part m’envoyer des décharges électriques dans tout le corps et me demander quelles douces tortures elle allait encore pouvoir m’affliger...
Bella me chevauchait toujours, en roulant des hanches, tandis que ses mains gambadaient sur mon ventre, y laissant des traînées bouillantes, puis elles descendirent jusqu’à mon pubis, où elle s’amusa avec mes poils… Je frémis d’anticipation et ma queue tressauta à plusieurs reprises, impatiente à l’idée de se loger en elle…
Elle remonta lentement ses mains le long de son ventre, se caressant du bout des doigts sans jamais quitter mon regard, jusqu’à sa poitrine. Elle défit les agrafes de son soutien-gorge, le laissa tomber derrière elle. Ses seins magnifiques, libérés de toutes entraves, révélèrent ses appétissants tétons déjà bien durcis…
- Bellaaaa !
- Je pensais que tu aimais ma lingerie. Me dit-elle d’une petite voix timide que contredisait la luxure qui noyait son regard.
- Ouais, j’adore te voir en sous-vêtements… Mais je préfère te voir toute nue !
- Hum… Heureusement que les vitres de ta voiture sont teintées, alors !
Bella suça ses index, l’un après l’autre, puis les laissa glisser le long de son cou, jusqu’à sa poitrine et caressa ses magnifiques pointes dardées du bout de ses doigts. Elle me regardait droit dans les yeux, tout en mordillant sa lèvre inférieure et ondulait des hanches, en prenant garde à ne pas me laisser la pénétrer. Elle était d’une sensualité exacerbée et la voir ainsi me rendait fou de désir… Si elle continuait dans cette voie, j’allais finir par venir avant même qu’elle ne me touche !
J’agrippais ses hanches fermement et tentais de la maintenir en place, mais elle continua à rouler des hanches et à se caresser, en gloussant devant mon impatience. Bella prenait son pied à me taquiner comme elle le faisait, s’amusant à frotter son clitoris et son entrée contre mon gland… Je n’en pouvais plus !
- Bella ! Tu veux ma mort ou quoi ? Lui demandai-je d’un ton désespéré.
- Non ! Je veux seulement te faire du bien…
- Huuuuuuummmmmmm…
- Je n’y peux rien, Edward. C’est de ta faute, c’est toi qui réveille la chienne qui est en moi !
Ses paroles me rendaient fou et elle continuait à se frotter contre moi, me poussant à la limite de tout contrôle… Puis tout à coup…
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !
Je criais d’extase au moment où elle s’empala sur moi. Dorénavant, je vouerai un culte à la mémoire de ce grand savant, Newton 1. Saint Isaac, priez pour moi !
Bella continuait à me chevaucher, allant et venant sur ma queue de plus en plus vite.
- Arrête ! Calme-toi ! Je… Je vais venir sinon…
- Huuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmm…. Fut sa seule réponse cohérente…
Je saisis ses hanches fermement pour l’obliger à se tenir tranquille. Je ne voulais pas de baise avec elle, je voulais prendre mon temps et l’aimer comme elle le méritait…
Je la guidais dans ses mouvements et lui imposais un rythme lent, exquis, savourant la vue splendide de ses seins qui bondissaient sous nos coups de hanches et de ses tétons qu’elle faisait rouler entre ses doigts…
J’enroulais fermement l’un de mes bras autour de sa taille et fis glisser mon autre main jusqu’à sa fente où mon pouce délogea son clitoris pour le caresser en traçant des cercles lents.
- Ed… Edward ! Plus foooOOOOOOrt !
Elle haletait de plaisir, et je sentis qu’elle allait bientôt jouir. Je la levais entièrement de ma queue à l’aide de mon bras autour de sa taille. Elle gémit sous la sensation de vide et je l’empalais à nouveau, la pénétrant profondément…
- OUIIII ! ENCOOOOOOOOOOORE !
Bon sang, même ses cris me rendaient fou ! Je la fis coulisser à nouveau sur ma queue, la levant et l’abaissant sauvagement pendant que mon pouce s’activait sur son bouton qui avait au moins triplé de volume, puis je sentis ses parois se crisper violemment autour de mon sexe. Son orgasme déclencha le mien et je la pénétrais une dernière fois, me répandant en elle en de longs jets saccadés.
- EDBEWARDLLA ! ! !
Nous hurlâmes à l’unisson, emportés par la jouissance.
TOC ! TOC ! TOC ! TOC ! TOC !
Nous sursautâmes en même temps ; Bella était rouge de la tête aux pieds…Je me relevai rapidement et la déposai sur le siège passager…
TOC ! TOC ! TOC !
Bon sang! Y’a des hôtels tout de même !
Bella était complètement paniquée… Pour être franc, je n’étais pas mieux… Je remontai vite fait mon jeans et entrouvris la fenêtre.
J’aperçus Marc Evans, l’adjoint du Chef Swann, le père de Bella… Merde !
- Euh… Bonjour !
- Bonjour jeune homme. Je suis désolé d’interrompre un moment qui a l’air grandement instructif, mais vous êtes sur une route où il y a du passage, même si c’est rare… Vous savez que l’exhibitionnisme est passible d’une amende et d’un voyage au tribunal ?
- Hum… En fait, j’étais fatigué, je me suis ass…
- Faudrait pas me prendre pour un imbécile mon gars. Pour quelqu’un de fatigué, ta voiture tanguait dans tous les sens… Bref ! Pour cette fois-ci, je ferme les yeux. Mais vous êtes priés de reprendre vos activités ailleurs. Évitez les routes, les endroits publics… et allez dans un hôtel ! Allez, bonne journée les jeunes et que je ne vous y reprenne plus !
Et il s’éloigna en rigolant…
Ah ben ça alors ! Je me demande quelle tête il ferait le docteur s’il savait que son fils s’envoyait en l’air dans sa voiture ! Ah ! Ah !
J’appréhendais juste une chose : que Evans en parle au père de Bella…
Je me retournais vers ma belle qui s’était rhabillée en deux temps trois mouvements. Elle était mortifiée… Personnellement, je n’étais pas vraiment à l’aise non plus…
Franchement, à quoi ça peut me servir de lire dans les pensées si je me fais prendre comme un bleu ? Mais, comme à chaque fois où je suis avec ma Bella, j’oublie tout, même la prudence…
Un silence gênant s’était installé entre nous, de plus en plus imposant alors qu’il s’attardait en longueur…
- J… Euh… On bouge, Bella ?
- Oui ! Oh, si Charlie l’apprend, je vais me faire tuer!
- Non, Evans n’a vu que moi ! Tu pourrais être n’importe qui ! La rassurai-je.
- Sauf que… J’ai dit à Charlie que j’allais voir ta sœur, c’était la version officielle… Mon père est… un peu trop sur-protecteur… M’avoua-t’elle, honteuse.
- Écoute, Bella. Franchement, je ne crois pas que Marc Evans ira raconter quoique ce soit à ton père. Et… Si jamais il le fait, ne t’inquiète pas, je ne te laisserais pas l’assumer toute seule ! Et si je dois me prendre un bon coup de pied au cul, je le ferai… Pour toi.
Elle serra ma main droite de toutes ses forces, me fit un sourire éclatant et m’embrassa passionnément.
- Bon. Si on bougeait d’ici avant que les flics ne reviennent ? Lui demandais-je.
- Euh… Oui, d’accord ! On va où ?
Je me rappelais subitement le pourquoi de cette rencontre : Bella voulait qu’on parle.
- Hum… Et si on allait se balader ? On en profitera pour discuter des choses que tu voulais aborder. Ça te va ?
Un flash de souffrance passa dans son regard.
Mais qu’est-ce que j’ai encore fait ?
- Euh… OK ! On y va ! Me dit-elle, décidée.
- Je connais un coin très sympa, je suis sûr qu’il te plaira. Mais avant, il faut que je ramène ma voiture !
- Ah bon ! On y va à pied ?
- Mais non, nounouille ! On ne peut pas y aller en voiture, c’est en pleine forêt.
- Ok ! On y go!
Nous sortîmes de la voiture afin d’échanger nos places, et à peine installé au volant, j’entendis un bruit de chute, suivi d’un AÏE ! . Bella s’était cassée la figure… J’étouffais mon rire lorsque la puissante odeur de sang frais me parvint aux narines. Merde ! Bella s’était blessée… Il fallait absolument que je me contrôle… Je retins mon souffle, gardant suffisamment d’air dans mes poumons pour échanger quelques mots…
Avant que je n’aie le temps de sortir de la voiture, Bella y était déjà remontée, pressant son poing gauche sur son bras droit. Elle attrapa son boxer et s’en servit pour le compresser sur la plaie…
- Je suis désolée… Est-ce que tu peux me conduire aux urgences, s’il te plait ? Je vais avoir besoin de points de suture…
Crispé au volant, je démarrai en trombes.
- Non, je t’emmène chez moi. Mon père est médecin, il te soignera ça vite fait. Lui répondis-je sans desserrer les dents.
- Je… J’ai fait quelque chose de mal ? Bella était attristée par le ton de ma voix… Mais l’appréhension marquait ses traits.
Mais qu’est-ce que tu peux être con ! Ça te plait de la blesser ?? Oh ! Toi ferme ta gueule !
- Non Bella, tu n’as rien fait de mal. Je ne supporte pas la vue et l’odeur du sang. Mentis-je.
Dans un sens, ce n’était pas faux : je ne supportais pas de voir ou sentir son sang tentateur. J’étais effrayé à l’idée de perdre le peu de contrôle que j’avais sur moi-même, aussi j’appuyai sur l’accélérateur, pressé de la mener à Carlisle…
Nous arrivâmes devant la villa trois minutes plus tard. Il n’y avait que mon père à la maison, Alice avait dû voir ce qu’il allait arriver. Même si nous contrôlons très bien notre soif, un accident est vite arrivé lorsque nous sommes face à une hémorragie…
Je sortis prestement de la voiture et emplis mes poumons d’air avant d’entrer. Je fis le tour de la voiture et ouvris la portière de Bella, qui grimaçait de douleur.
Je l’emmenais à l’intérieur, Carlisle était déjà dans l’entrée.
- Edward, tout va bien ? Me demanda-t’il en voyant mon visage crispé.
- Oui, ça va. Je te présente Bella. Elle s’est blessée et a besoin de points de suture, je ne voulais pas l’emmener à l’hôpital.
- Enchanté de faire ta connaissance, Bella ! Allez, viens, je vais te soigner ça !
- Merci, Docteur Cull…
- Carlisle, appelle moi Carlisle. Lui répondit-il en affichant un air paternel.
- Euh… Merci Carlisle ! Bella était rouge, gênée d’être le centre d’attention.
- Tu devrais sortir Eddy, tu as une sale tête… Je m’occupe de Bella.
- NON ! Je reste !
Carlisle secoua la tête devant mon obstination.
- Tu peux aller me chercher ma sacoche dans le bureau, s’il te plait ? Et rejoins-nous dans la cuisine.
Je montais les marches quatre à quatre, entrais dans le bureau à vitesse vampirique, pris la sacoche et dévalai l’escalier, à une allure humaine… Je les retrouvais dans la cuisine, Bella était assise sur une chaise, blanche comme un linge. Carlisle avait installé une petite lampe sur la table, pour éclairer le site des opérations. Il mit des gants stériles, puis sortit du fil et une aiguille de suture. Il commença à laver la plaie avec un peu de sérum physiologique pour ôter les gravillons qui s’étaient logés dans la blessure.
- Comment t’es-tu fait ça ?
Bella rougit violemment, ce qui compliquait grandement mon contrôle...
- Euh… En sortant de la voiture pour laisser le volant à Edward… Je me suis pris les pieds dans une branche et j’ai trébuché sur des pierres…
- On peut dire que tu ne t’es pas ratée, Bella ! Bah, ne t’inquiète pas, c’est trois fois rien. Deux points feront largement l’affaire ! La rassura-t’il.
Après s’être assuré qu’il ne restait plus de saletés dans la plaie, Carlisle fit la suture, puis nettoya avec un antiseptique et fit un bandage.
Emmène Bella dans le salon, que je puisse brûler le matériel.
- Viens, Bella, ma famille arrive, je vais te les présenter ! Lui dis-je, entendant les pas lourds d’Emmett sur le perron.
J’emmenais une Bella gênée, rouge comme une tomate, dans le salon. Au moment où nous y entrions, ma famille arrivait. Esmée se rua sur Bella et la prit dans ses bras.
- Bonjour Bella ! J’ai beaucoup entendu parler de toi !
- Euh… Bonjour Mad…
- Esmée. Pas de “madame”, ça fait vieille! Lui dit elle avec un clin d’œil.
-Salut Bella ! Je suis contente de te revoir ! S’écria Alice en se jetant sur elle pour lui plaquer un bisou baveux sur la joue.
- Salut Alice, moi aussi je suis contente de te revoir. Par contre, si tu pouvais éviter de me baver dessus…
Je lui pris la main et la présentais au reste de la famille.
- Alice, tu la connais déjà, alors ici, c’est Rosalie, ici Jasper et enfin – le plus gros pour la fin – Emmett ! Lui dis-je en désignant mes frères et sœurs.
- Oui, je sais, on s’est vu à la soirée chez Mike ! Me répondit-elle timidement.
- AH ! Parce que tu nous connais ? C’est à peine si tu nous as vus 20 secondes avant de détaler avec cette bite ambulante ! Railla Emmett.
- Mais qu’est-ce que tu peux être con Em’ ! S’écria Rosalie en lui mettant une claque à l’arrière de la tête.
- Mais euh ! Arrête bébé ! Ça fait mal euh !
- T’as qu’à être moins con ! Achète toi un cerveau Emmett !
Bella était rouge, gênée par les commentaires d’Emmett.
- Il est toujours comme ça ? Demanda-t’elle .
- Malheureusement oui, et là il est calme. Lui dit Rosalie dans un sourire.
- Eh ouais ! Bienvenue dans la famille « Folledingue » ! Rigola Jazz.
- En parlant de « folle », la prochaine fois que tu passes la nuit ici, préviens-nous Bella, qu’on puisse prévoir les boules quiès ! C’était une folle nuit vous deux, personne n’a pu dormir ! Lui dit Emmett avec un sourire mauvais.
Bella était mortifiée, mais elle avait quand même du cran…
- Pourquoi ? T’es jaloux ? Demande à ton frère de te donner des cours, peut-être que tu arriveras à faire crier Rosalie comme ça ! Répliqua-t’elle.
Pour une fois, quelqu’un – autre que Rose – avait réussi à fermer la grande gueule d’Emmett, ce qui eu le don de faire rire toute la famille !
- Bébé ! Pleura t’il en se tournant vers Rose. T’as vu comment elle est méchante avec moi la dame ? C’est vraiment trop injuste !
- Arrête de faire ton Caliméro, Emmett ! Tu l’as bien cherché ! Lui dit Rosalie avec un sourire. BRAVO Bella ! C’est la première fois que quelqu’un arrive à lui boucler sa grande gamelle !
Bon, c’était bien sympa ce petit moment en famille, surtout que tous acceptaient ma douce, mais j’avais vraiment besoin de passer un petit moment en tête-à-tête avec elle…
Je l’enserrais par la taille et lui fis un signe, indiquant qu’il serait temps de partir.
Elle me sourit et hocha la tête en signe d’approbation.
- Bon, on va se balader ! Au passage Emmett, c’est pas la peine de nous pister, sinon t’as intérêt à courir vite ! Le menaçais-je.
- Vous inquiétez pas tous les deux, on va l’avoir à l’œil ! Nous rassura Alice.
- Bella, j’ai été ravie de faire ta connaissance ! Reviens quand tu veux ! Lui dit Esmée en la prenant une dernière fois dans ses bras.
- Moi aussi je suis contente de vous connaître, merci. Répondit Bella.
Bizarre, l’appréhension se lisait toujours dans ses yeux… Bah ! Avec les conneries d’Emmett, elle devait sûrement se demander ce qui l’attendait par la suite !
Je la poussais en direction de la porte et nous sortîmes, enfin !
J’étais heureux d’avoir ma Bella avec moi. Sa seule présence suffisait à me combler de joie. J’avais follement envie d’elle, mais il fallait aussi qu’on parle.
- Hmmm… Au fait, Edward, il faudrait que tu songes à reprendre là où tu t’étais arrêté tout à l’heure, tu ne crois pas ? Sa voix sensuelle résonna dans mes oreilles.
- C’est une invitation ? Lui demandais-je, mutin
- On peut dire ça ! Rigola t’elle, de charmantes rougeurs envahissant ses joues. On va où au fait ?
- Un petit coin tranquille où j’aime aller pour me détendre. Tu verras, je suis sûr que ça va te plaire !
Nous partîmes main dans la main en direction de la forêt. Au bout de trois laborieux kilomètres, pendant lesquels ma belle avait failli se trépaner une paire de fois, nous arrivâmes dans une petite clairière. C’était mon petit coin de paradis, suffisamment loin de toute civilisation, où j’aimais me rendre pour échapper à ces milliers de voix qui défilaient dans mon crâne. Bien entendu, je ne pouvais pas confesser ce point à Bella…
Cette clairière était parfaitement ronde, cernée par les arbres, tapissée d’une épaisse pelouse parsemée de fleurs de toutes les couleurs, et un ruisseau y serpentait.
- Oh ! C’est magnifique ! S’écria Bella, émerveillée par la magie de l’endroit.
Elle se laissa tomber dans l’herbe, et je la rejoignis en la serrant dans mes bras. J’étais bien, assis comme ça avec elle !
- Je suis content que l’endroit te plaise. Lui murmurais-je dans le creux de l’oreille, ce qui eu pour effet de la faire frémir dans mes bras.
Je déposai un baiser sur son front, et posais mon menton sur le haut de sa tête. Elle soupira d’aise.
- Edward ! Je… Je…
Elle cherchait ses mots, mais ce qui m’inquiétais fut qu’elle se mit à trembler comme une feuille…
- Quoi ! Qu’y a-t-il, Bella ?
- Je… Je… Peux pas ! Lâcha t’elle avant d’éclater en sanglots.
Horrifié, je la pris dans mes bras, la posai sur mes genoux de façon à ce qu’elle me chevauche et enfouis ma tête dans ses lourds cheveux bruns.
- Qu’as-tu, Bella ? Parle moi, je t’en prie !
- Je… Je… Je n’y arrive pas ! C’est trop dur ! Je t… Je t… Je ne peux pas !
- Chuuut mon ange… Tu n’es pas prête à me parler maintenant, je le vois. Je serai toujours là pour toi, j’attendrai le temps qu’il faut, mais calme-toi ! Je ne supporte pas de te voir aussi malheureuse !
- Je ne peux pas ! Si tu savais, tu me rejetterais comme une vulgaire saleté ! Je ne te mérite pas ! Pleurait elle.
- TAIS-TOI ! Ne dis plus jamais ça ! Tu es magnifique ma Bella, plus encore que tu ne le penses. Tu es ma déesse, tu mérites d’être adorée, adulée, vénérée…
- Aime moi, Edward ! Je t’en supplie ! Aime moi….
- Bella… Tu n’as pas à me supplier…
1 – La gravité universelle, ça vous dit quelque chose ;)?
6 - Rendez-vous
"Le sexe est le cerveau de l'instinct", André Suarès.
J’étais complètement abruti par la discussion qui venait de se dérouler. Avant que je ne puisse réagir, le téléphone sonna et Esmée alla décrocher.
C’est elle Edward ! M’avertit Alice.
- Oui, allô ?
Bonjour ! Euh… Excusez-moi de vous déranger, pourrais-je parler à Edward s’il vous plait ?
- Bien sûr, ne quittez pas. EEEDWAAAAAAARD !
Esmée s’obligeait à gueuler comme une marchande de poisson à chaque fois qu’on recevait un coup de téléphone. Comme si on avait besoin de ça, compte tenu de notre ouïe particulièrement fine ! J’étais sûr qu’on pouvait l’entendre jusqu’à Dénali...
Je me saisis du combiné, et m’aperçus que tout le monde sortait afin de me donner un peu d’intimité.
- Ouais ?
Salut Edward ! Euh… C’est Bella… Sa voix été gênée.
- Salut toi !
Écoute, je… J’ai ta voiture, j’ai oublié de te rendre les clefs, je… Je suis désolée..
- Ne t’inquiète pas de ça ! Tout va bien ?
Oui. Non. Je… Écoute, je suis vraiment, sincèrement désolée pour hier, je… Je voudrais m’excuser, je me suis conduite comme la dernière des garces avec toi, je.. Tu ne le méritais pas... Je… Je comprendrai parfaitement si tu ne le voulais pas, mais est-ce qu’on pourrait se voir ? Cet aprèm’ ? J’aimerai te parler…
- Cet aprèm ? Pas de problèmes. Et je veux te revoir, Bella. Crois-moi. Sa respiration se fit plus rapide et son cœur tambourinait dans sa poitrine lorsque j’eus fini ma phrase.
Ok ! Euh… Je ne sais pas comment venir jusque chez toi, je… je n’ai pas trouvé votre adresse…
- Hmm… Dis moi plutôt vers quelle heure tu souhaites arriver et je te rejoindrai sur le pont de la rivière Callawah. Ça sera plus simple que de t’expliquer le trajet ! Ça, c’est sûr. Trouver la maison dans ce foutoir de forêts et de montagnes était une vraie galère !
Super ! Hmm… Il est midi… Vers 14heures, ça t’irait ? Ou plus tard si tu préfères… Son ton ruisselait d’impatience et d’espoir. Elle voulait réellement me voir. Bon sang ! J’étais excité comme un gamin qui vient d’avoir sa première pipe !
- 14 heures, c’est parfait ! Je t’attendrai sur le pont, Bella.
Ok ! Je… À tout à l’heure Edward.
- À tout’ Bella !
Je l’entendis souffler à plusieurs reprises dans le combiné, puis elle raccrocha.
J’étais perdu sur mon petit nuage ; Bella souhaitait me voir, elle ne m’en voulait pas ! D’ici deux heures, j’allais pouvoir tenir son petit corps souple et chaud entre mes bras, poser mes lèvres sur les siennes, explorer l’arc délicat de son cou avec ma langue, laisser mes mains gambader de ses épaules, son dos jusqu’à ses cuisses soyeuses et mes doigts baladeurs trifouiller toutes les parties les plus sensibles de sa personne… Ah, c’est malin ! À laisser libre cours à mes fantaisies, je me retrouvais avec une gaule pas possible… Et vu mon état, une bonne douche bien froide s’imposait avant que je ne puisse voir ma Bella ! Bella…
Il fallait que je réfrène mes ardeurs, il était hors de question que je la blesse à nouveau. Rosalie avait raison, mon ange devait être détruit… Comment pouvais-je être aussi con et ne penser qu’au sexe après eu vent du calvaire de ma douce ?!
Parce que c’est pas un cerveau qui te dirige, ducon, mais une bite ! Oh ! Va chier !
Non. Je ne devais plus baiser avec Bella, il était hors de question que je lui fasse revivre l’horreur qu’elle avait subie… J’allai être tendre, doux, gentil, mais tant que ma belle n’aura pas tourné la page – et je l’aiderai à le faire – je devrai me contenter de ma main droite… Et accessoirement la gauche pour changer…
- Ne fais pas ça, Edward. Bella a besoin de toi !
- Quoi Alice ? Qu’est-ce que je ne dois pas faire ?
- Je ne sais peut-être pas lire les pensées, moi, mais j’anticipe l’avenir ! Et ça serait une bourde monumentale que tu ne la touches plus ! Elle se sentira rejetée et ça sera terrible pour elle !
- Mais je ne veux pas qu’elle souffre ! M’écria-je, tout en priant qu’Alice n’ait pas eu une vision de moi en train de me branler sous la douche…
- Justement ! Elle souffrira d’autant plus si tu ne poses plus les mains sur elle !
Rosalie arriva et me donna un coup de coude joueur dans les côtes.
- Écoute Ed, si Bella prend les commandes, laisse-la faire ! Me dit-elle. Elle se sent en confiance avec toi, elle n’agirait pas comme cela sinon. Elle a besoin de temps, de patience et d’amour, et c’est toi qu’elle a choisi pour l’aider à surmonter… ça.
- Mais je ne veux pas la blesser !
- Tu sais, au début de notre relation, Em est passé par des moments difficiles, et moi aussi… Mais s’il n’avait pas été là, je ne sais pas ce que je serais devenue… Sois là pour Bella, promets-le moi !
- Je serais toujours là pour elle, Rose. Je l’aime ! C’est dingue, je l’ai rencontrée il y a à peine deux jours, mais je ne peux plus vivre sans elle…
- Eddy amoureux ! On y croyait plus ! On pensait que tu allais continuer à sauter sur tout ce qui bouge ! Alice et Rosalie riaient. Bon, on te laisse, c’est l’heure du repas !
Mes sœurs sortirent, me laissant seul avec mes pensées. Les frangins luttaient dans le salon, sous le regard attendri d’Esmée, et Carlisle lisait un ouvrage de neurologie dans son bureau.
Comment devais-je agir avec ma douce ? D’abord, suivre les conseils de Rose et Alice et laisser Bella agir comme elle le souhaite. Et si c’est mon corps qu’elle désire, je le lui offrirais sur un plateau d’argent !
Et voilà ! Qu’est-ce que j’disais ! Pas capable de penser avec autre chose que sa queue celui-là ! Non ! C’est pas vrai ! Mais si ! Faut toujours que tu ramènes ça au cul ! Non j’te dis ! Han ! Bah pourquoi t’as pas été foutu de suivre tes principes alors? Heeeuuuu… Le « je ne couche jamais avec une inconnue dès le premier soir », t’en fais quoi ? Beeeeeeen… Et elle te sert à quoi cette règle ? Ne pas tomber sur une adepte du sadomasochisme ! Ouais, et alors ? Et alors quoi ? La soumission ça ne fait pas partie du BDSM, peut-être ? Bella n’est pas adepte de ces machins-là ! Alors pourquoi elle a un bracelet qui ressemble étrangement à un collier de soumission ? … Ah ! Oh ! Ta gueule !
Y’a pas à dire, je devenais vraiment cinglé si je commençais à m’engueuler avec moi-même… Depuis que j’avais rencontré cette fille, j’étais devenu… cinglé en fait.
Plus rien n’était pareil depuis que j’avais croisé son regard.
Mon petit univers bien ordonné : la musique, la baise, la famille, les gonzesses, la chasse, la branlette, les études… était complètement chamboulé.
Plus rien ne comptait, plus rien n’avait de sens. Mon existence fade et ennuyeuse avait été sublimée par cette simple petite humaine, et se résumait entièrement à elle.
Magnifique. Envoûtante. Fascinante. Tentatrice. Sensuelle. Mystérieuse.
Oui, surtout ça… Bella Swann était une énigme que je n’arrivais pas à résoudre, et j’ai une sainte horreur des puzzles inachevés… Sa beauté sans fard et ses immenses prunelles couleur chocolat m’avaient tout de suite captivées, et ses pensées silencieuses m’avaient ensorcelées… Son corps semblait être conçu pour s’adapter au mien, en parfaite harmonie l’un dans l’autre… Bref, Bella était tout ce que j’attendais. Elle aura mis le temps pour arriver – 90 ans, c’est pas rien quand même ! – mais c’était elle que je voulais… Et je la voulais pour l’éternité…
Cependant, son esprit impénétrable était un vrai casse-tête et toutes ces zones d’ombres qui l’entouraient me laissaient perplexe… Elle, tellement versatile dans ses sentiments ! Chose que je pouvais comprendre, maintenant, elle devait en vouloir à la population mâle de la Terre entière… Par contre, j’étais déchiré à propos des visions d’Alice… Pas que l’idée qu’elle devienne un vampire me répugne, loin de là ! Au contraire, je pourrais passer une existence sans limites avec elle, et je ne pouvais que fantasmer dessus… En plus, il y aurait des côtés loin d’être négligeables : le sexe avec Bella étant 1000 fois meilleur que tout ce que j’avais vécu jusqu’à présent – humaines et non humaines inclues - j’ose à peine imaginer ce qu’elle me réserverait une fois transformée !
Mais… Ça ne m’empêchait pas de me poser des questions…
En quoi ce foutu bracelet pouvait-il avoir une incidence sur notre avenir ? Était-il vraiment ce que Jasper considérait comme un objet de soumission ? Possible… Nous avons tous nos côtés sombres... Mais dans ce cas, elle ne pourrait pas être ma Bella, elle serait à un autre, son ex petit copain apparemment…
Non. Je n’y croyais pas, je n’imaginais pas Bella appartenant à quelqu’un, se soumettant à la volonté d’un autre. Elle aimait trop diriger les opérations pour ça… Et je voyais très mal cette fille, innocente comme l’agneau qui vient de naître, versée dans le BDSM et réclamer pour qu’on l’attache et la fouette. Quoique, je ne serais pas contre l’idée de la menotter, la bâillonner et la torturer de caresses… et elle n’aurait pas besoin de me supplier deux fois !
Non, il y avait autre chose avec ce bijou, et il fallait que je trouve pour ne pas perdre ma Bella…
Je levais les yeux et m’aperçus que le soleil avait changé d’angle.
Je regardais l’heure, il était 13h30… J’avais encore assez de temps avant de voir ma douce et décidai d’aller me prendre une douche bien froide, histoire de calmer mes ardeurs avant de la retrouver. Bon sang ! J’étais excité comme un gosse le matin de Noël à l’idée de la voir !
Bella’s POV
Mais quelle conne !
Et dire que j’avais cru que prendre une douche bien chaude allait me calmer…
J’ai pris la route après ma toilette, persuadée que la Volvo d’Edward roulait à la même allure que ma camionnette. Et bien non, elle est plus rapide. BEAUCOUP plus rapide…
Résultat, il est 13h30, je suis au point de rendez-vous – une autre erreur mais c’est plus fort que moi - et je suis excitée comme une puce…. Il faut que je me calme, et vite, sinon dans cinq minutes, je vais hyper-ventiler dans la voiture et Edward devra me conduire aux urgences ! Et il a mieux à faire que ça… Surtout s’il me laisse participer… NON ! Je ne dois pas penser comme cela !
Allez, quelques mouvements de respirations abdominales et des pensées agréables devraient réussir à me détendre… Allons-y !
Hmmm…. Hmmm… Hmmmm… Son étrange regard or qui me fascine et dans lequel je me noie… Ses cheveux bronzes si soyeux qui glissent si facilement entre mes doigts… Ses grandes mains tellement froides, et pourtant qui me brûlent, s’accordent parfaitement à ma poitrine, les moulant comme une seconde peau, si douces et si brutales à la fois… Mes tétons roulant si aisément entre son pouce et son index… Ses longs doigts me faisant subir mille et une divines tortures, allant et venant dans ma fente, jouant avec mon petit bouton de nerfs… Son long corps ferme idéalement adapté au mien… Son petit cul si… Si… Oh putain ! Son petit cul si parfait ! Quel régal de le pétrir de mes mains…
Non ! Je ne dois pas penser à ça, je ne peux pas !
Ses mains qui me caressent, à la fois timides et audacieuses… C’est un virtuose, utilisant mon corps comme un instrument de musique, nos gémissements, nos cris de jouissance, les claquements de sa peau glaciale contre ma peau de braise se transformant en une symphonie enflammée… Et ce corps, CE corps !
NON ! Stop ! Je ne dois pas penser à tout ça ! Mais c’est plus fort que moi, je n’y arrive pas… Un seul regard et j’étais prise au piège… Mais je ne peux pas. Je ne le veux pas. Pas après ça…
Et ça fait mal, parce que je le veux. J’en ai une putain d’envie, si terrible qu’elle me rend folle ! Mais je ne peux pas, je n’ai pas le droit !
Ses lèvres si douces, et son haleine si glaciale et si sucrée… Sa langue si passionnée glissant contre la mienne, et si curieuse et si fougueuse, faisant vibrer et chanter mon corps, même dans les endroits les plus insoupçonnés... Et ses doigts… Hmmm… Ses doigts…. C’est à peine s’il m’effleure que mon corps vibre déjà… Et la sensation de sa peau contre la mienne, le feu contre la glace, si étrange et si naturelle ! Et lorsqu’il glisse en moi d’une façon tendre, brutale ou passionnée… Son corps s’emboîtant si idéalement dans le mien, comme les deux moitiés du même puzzle…
STOP ! Je ne peux pas me permettre de penser à Edward de cette façon… Je ne dois pas ! Je ne devrais même pas être là à l’attendre… Mais qu’est-ce que je fais ! Des larmes commencent à rouler sur mes joues, je n’arrive pas à les retenir. Je dois prendre une décision, mais j’en suis incapable. J’ai beau combattre, je n’y arrive pas…
Je me consume sous son toucher… Sa langue me fait chavirer, me noyant sous des sensations que je ne connaissais même pas… Ses longs doigts me transportent, ils m’emmènent au Paradis… Ou alors en Enfer, tellement je brûle sous ses caresses… Et son odeur… Hmmm… Son odeur m’enivre… Son parfum m’apaise et me déchaîne… Il m’intoxique, il est ma came… Et le merveilleux goût de cannelle, de poire et de miel de sa peau sur ma langue… Et son regard si pénétrant, donnant l’impression de déchiffrer mon âme… Son regard or assombrit par le désir… Ses prunelles si noires, tout à coup, comme s’il crevait de se repaître de moi… Et ce que je ressens lorsqu’il est en moi… Et sa queue… Hmm… Si divine ! Longue et ferme et épaisse et si pâle… Qui va et vient et me transcende… Si glaciale dans mon corps bouillant… Une sensation si bonne… Hmmm… Sa qu…
NON ! ! ! Je n’ai pas le droit de penser à Edward comme ça… Mais j’en ai assez de le combattre, je n’en peux plus… Et les larmes coulent, de plus en plus. Mes pleurs ne veulent plus s’interrompre et redoublent de vigueur… C’est la guerre…
La guerre à cause d’Edward…
La guerre entre mon corps, mon cœur et ma raison…
Mon corps l’appelle. Mon corps le réclame. Avec acharnement, mon corps a faim du sien. Mon corps est fait pour le sien. Mon corps est irrémédiablement attiré par le sien, aspiré par son magnétisme. Mon corps veut Edward…
Mon cœur le désire. Mon cœur bât pour lui. Mon cœur l’exige. Mon cœur s’envole au son de sa voix. Mon cœur bât frénétiquement lorsqu’il me touche. Mon cœur explose d’une overdose de sentiments. Mon cœur aime Edward…
Je le veux, je ne vois plus que lui. Je revis grâce à lui. Edward…
Alors que mon corps et mon cœur ne cessent de crier, de hurler « Edward ! », ma raison les bâillonne…
Alors, mon corps et mon cœur pleurent, dévastés par le chagrin… Ma raison m’interdit tout…
Je veux Edward, mais je ne le devrais pas. Je n’en ai pas le droit, je le Lui dois…
Edward ne sait pas et je ne veux pas qu’il sache… Il ne voudrait plus de moi, je le sais, j’en suis sûre… Je suis maudite, je suis indigne…
Mon corps et mon cœur souffrent de ne pas avoir Edward, ils le réclament avec insistance… Mais ma raison prend le dessus et musèle mes désirs…
Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi, Edward !
Et les larmes se font intarissables. Les tremblements m’emportent… Ma tête tombe sur le volant, entre mes deux mains qui sont déjà crispées dessus… Les sanglots s’emparent de moi, semblant ne plus vouloir cesser…
Je ne peux pas… Je n’ai pas le droit… Je suis désolée Edward…
À l’instant où deux bras fermes et glacés m’enlacent et m’enfouissent le visage dans une épaule, je me sens enfin entière… Mon corps et mon cœur se libèrent…
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
J’étais complètement abruti par la discussion qui venait de se dérouler. Avant que je ne puisse réagir, le téléphone sonna et Esmée alla décrocher.
C’est elle Edward ! M’avertit Alice.
- Oui, allô ?
Bonjour ! Euh… Excusez-moi de vous déranger, pourrais-je parler à Edward s’il vous plait ?
- Bien sûr, ne quittez pas. EEEDWAAAAAAARD !
Esmée s’obligeait à gueuler comme une marchande de poisson à chaque fois qu’on recevait un coup de téléphone. Comme si on avait besoin de ça, compte tenu de notre ouïe particulièrement fine ! J’étais sûr qu’on pouvait l’entendre jusqu’à Dénali...
Je me saisis du combiné, et m’aperçus que tout le monde sortait afin de me donner un peu d’intimité.
- Ouais ?
Salut Edward ! Euh… C’est Bella… Sa voix été gênée.
- Salut toi !
Écoute, je… J’ai ta voiture, j’ai oublié de te rendre les clefs, je… Je suis désolée..
- Ne t’inquiète pas de ça ! Tout va bien ?
Oui. Non. Je… Écoute, je suis vraiment, sincèrement désolée pour hier, je… Je voudrais m’excuser, je me suis conduite comme la dernière des garces avec toi, je.. Tu ne le méritais pas... Je… Je comprendrai parfaitement si tu ne le voulais pas, mais est-ce qu’on pourrait se voir ? Cet aprèm’ ? J’aimerai te parler…
- Cet aprèm ? Pas de problèmes. Et je veux te revoir, Bella. Crois-moi. Sa respiration se fit plus rapide et son cœur tambourinait dans sa poitrine lorsque j’eus fini ma phrase.
Ok ! Euh… Je ne sais pas comment venir jusque chez toi, je… je n’ai pas trouvé votre adresse…
- Hmm… Dis moi plutôt vers quelle heure tu souhaites arriver et je te rejoindrai sur le pont de la rivière Callawah. Ça sera plus simple que de t’expliquer le trajet ! Ça, c’est sûr. Trouver la maison dans ce foutoir de forêts et de montagnes était une vraie galère !
Super ! Hmm… Il est midi… Vers 14heures, ça t’irait ? Ou plus tard si tu préfères… Son ton ruisselait d’impatience et d’espoir. Elle voulait réellement me voir. Bon sang ! J’étais excité comme un gamin qui vient d’avoir sa première pipe !
- 14 heures, c’est parfait ! Je t’attendrai sur le pont, Bella.
Ok ! Je… À tout à l’heure Edward.
- À tout’ Bella !
Je l’entendis souffler à plusieurs reprises dans le combiné, puis elle raccrocha.
J’étais perdu sur mon petit nuage ; Bella souhaitait me voir, elle ne m’en voulait pas ! D’ici deux heures, j’allais pouvoir tenir son petit corps souple et chaud entre mes bras, poser mes lèvres sur les siennes, explorer l’arc délicat de son cou avec ma langue, laisser mes mains gambader de ses épaules, son dos jusqu’à ses cuisses soyeuses et mes doigts baladeurs trifouiller toutes les parties les plus sensibles de sa personne… Ah, c’est malin ! À laisser libre cours à mes fantaisies, je me retrouvais avec une gaule pas possible… Et vu mon état, une bonne douche bien froide s’imposait avant que je ne puisse voir ma Bella ! Bella…
Il fallait que je réfrène mes ardeurs, il était hors de question que je la blesse à nouveau. Rosalie avait raison, mon ange devait être détruit… Comment pouvais-je être aussi con et ne penser qu’au sexe après eu vent du calvaire de ma douce ?!
Parce que c’est pas un cerveau qui te dirige, ducon, mais une bite ! Oh ! Va chier !
Non. Je ne devais plus baiser avec Bella, il était hors de question que je lui fasse revivre l’horreur qu’elle avait subie… J’allai être tendre, doux, gentil, mais tant que ma belle n’aura pas tourné la page – et je l’aiderai à le faire – je devrai me contenter de ma main droite… Et accessoirement la gauche pour changer…
- Ne fais pas ça, Edward. Bella a besoin de toi !
- Quoi Alice ? Qu’est-ce que je ne dois pas faire ?
- Je ne sais peut-être pas lire les pensées, moi, mais j’anticipe l’avenir ! Et ça serait une bourde monumentale que tu ne la touches plus ! Elle se sentira rejetée et ça sera terrible pour elle !
- Mais je ne veux pas qu’elle souffre ! M’écria-je, tout en priant qu’Alice n’ait pas eu une vision de moi en train de me branler sous la douche…
- Justement ! Elle souffrira d’autant plus si tu ne poses plus les mains sur elle !
Rosalie arriva et me donna un coup de coude joueur dans les côtes.
- Écoute Ed, si Bella prend les commandes, laisse-la faire ! Me dit-elle. Elle se sent en confiance avec toi, elle n’agirait pas comme cela sinon. Elle a besoin de temps, de patience et d’amour, et c’est toi qu’elle a choisi pour l’aider à surmonter… ça.
- Mais je ne veux pas la blesser !
- Tu sais, au début de notre relation, Em est passé par des moments difficiles, et moi aussi… Mais s’il n’avait pas été là, je ne sais pas ce que je serais devenue… Sois là pour Bella, promets-le moi !
- Je serais toujours là pour elle, Rose. Je l’aime ! C’est dingue, je l’ai rencontrée il y a à peine deux jours, mais je ne peux plus vivre sans elle…
- Eddy amoureux ! On y croyait plus ! On pensait que tu allais continuer à sauter sur tout ce qui bouge ! Alice et Rosalie riaient. Bon, on te laisse, c’est l’heure du repas !
Mes sœurs sortirent, me laissant seul avec mes pensées. Les frangins luttaient dans le salon, sous le regard attendri d’Esmée, et Carlisle lisait un ouvrage de neurologie dans son bureau.
Comment devais-je agir avec ma douce ? D’abord, suivre les conseils de Rose et Alice et laisser Bella agir comme elle le souhaite. Et si c’est mon corps qu’elle désire, je le lui offrirais sur un plateau d’argent !
Et voilà ! Qu’est-ce que j’disais ! Pas capable de penser avec autre chose que sa queue celui-là ! Non ! C’est pas vrai ! Mais si ! Faut toujours que tu ramènes ça au cul ! Non j’te dis ! Han ! Bah pourquoi t’as pas été foutu de suivre tes principes alors? Heeeuuuu… Le « je ne couche jamais avec une inconnue dès le premier soir », t’en fais quoi ? Beeeeeeen… Et elle te sert à quoi cette règle ? Ne pas tomber sur une adepte du sadomasochisme ! Ouais, et alors ? Et alors quoi ? La soumission ça ne fait pas partie du BDSM, peut-être ? Bella n’est pas adepte de ces machins-là ! Alors pourquoi elle a un bracelet qui ressemble étrangement à un collier de soumission ? … Ah ! Oh ! Ta gueule !
Y’a pas à dire, je devenais vraiment cinglé si je commençais à m’engueuler avec moi-même… Depuis que j’avais rencontré cette fille, j’étais devenu… cinglé en fait.
Plus rien n’était pareil depuis que j’avais croisé son regard.
Mon petit univers bien ordonné : la musique, la baise, la famille, les gonzesses, la chasse, la branlette, les études… était complètement chamboulé.
Plus rien ne comptait, plus rien n’avait de sens. Mon existence fade et ennuyeuse avait été sublimée par cette simple petite humaine, et se résumait entièrement à elle.
Magnifique. Envoûtante. Fascinante. Tentatrice. Sensuelle. Mystérieuse.
Oui, surtout ça… Bella Swann était une énigme que je n’arrivais pas à résoudre, et j’ai une sainte horreur des puzzles inachevés… Sa beauté sans fard et ses immenses prunelles couleur chocolat m’avaient tout de suite captivées, et ses pensées silencieuses m’avaient ensorcelées… Son corps semblait être conçu pour s’adapter au mien, en parfaite harmonie l’un dans l’autre… Bref, Bella était tout ce que j’attendais. Elle aura mis le temps pour arriver – 90 ans, c’est pas rien quand même ! – mais c’était elle que je voulais… Et je la voulais pour l’éternité…
Cependant, son esprit impénétrable était un vrai casse-tête et toutes ces zones d’ombres qui l’entouraient me laissaient perplexe… Elle, tellement versatile dans ses sentiments ! Chose que je pouvais comprendre, maintenant, elle devait en vouloir à la population mâle de la Terre entière… Par contre, j’étais déchiré à propos des visions d’Alice… Pas que l’idée qu’elle devienne un vampire me répugne, loin de là ! Au contraire, je pourrais passer une existence sans limites avec elle, et je ne pouvais que fantasmer dessus… En plus, il y aurait des côtés loin d’être négligeables : le sexe avec Bella étant 1000 fois meilleur que tout ce que j’avais vécu jusqu’à présent – humaines et non humaines inclues - j’ose à peine imaginer ce qu’elle me réserverait une fois transformée !
Mais… Ça ne m’empêchait pas de me poser des questions…
En quoi ce foutu bracelet pouvait-il avoir une incidence sur notre avenir ? Était-il vraiment ce que Jasper considérait comme un objet de soumission ? Possible… Nous avons tous nos côtés sombres... Mais dans ce cas, elle ne pourrait pas être ma Bella, elle serait à un autre, son ex petit copain apparemment…
Non. Je n’y croyais pas, je n’imaginais pas Bella appartenant à quelqu’un, se soumettant à la volonté d’un autre. Elle aimait trop diriger les opérations pour ça… Et je voyais très mal cette fille, innocente comme l’agneau qui vient de naître, versée dans le BDSM et réclamer pour qu’on l’attache et la fouette. Quoique, je ne serais pas contre l’idée de la menotter, la bâillonner et la torturer de caresses… et elle n’aurait pas besoin de me supplier deux fois !
Non, il y avait autre chose avec ce bijou, et il fallait que je trouve pour ne pas perdre ma Bella…
Je levais les yeux et m’aperçus que le soleil avait changé d’angle.
Je regardais l’heure, il était 13h30… J’avais encore assez de temps avant de voir ma douce et décidai d’aller me prendre une douche bien froide, histoire de calmer mes ardeurs avant de la retrouver. Bon sang ! J’étais excité comme un gosse le matin de Noël à l’idée de la voir !
Bella’s POV
Mais quelle conne !
Et dire que j’avais cru que prendre une douche bien chaude allait me calmer…
J’ai pris la route après ma toilette, persuadée que la Volvo d’Edward roulait à la même allure que ma camionnette. Et bien non, elle est plus rapide. BEAUCOUP plus rapide…
Résultat, il est 13h30, je suis au point de rendez-vous – une autre erreur mais c’est plus fort que moi - et je suis excitée comme une puce…. Il faut que je me calme, et vite, sinon dans cinq minutes, je vais hyper-ventiler dans la voiture et Edward devra me conduire aux urgences ! Et il a mieux à faire que ça… Surtout s’il me laisse participer… NON ! Je ne dois pas penser comme cela !
Allez, quelques mouvements de respirations abdominales et des pensées agréables devraient réussir à me détendre… Allons-y !
Hmmm…. Hmmm… Hmmmm… Son étrange regard or qui me fascine et dans lequel je me noie… Ses cheveux bronzes si soyeux qui glissent si facilement entre mes doigts… Ses grandes mains tellement froides, et pourtant qui me brûlent, s’accordent parfaitement à ma poitrine, les moulant comme une seconde peau, si douces et si brutales à la fois… Mes tétons roulant si aisément entre son pouce et son index… Ses longs doigts me faisant subir mille et une divines tortures, allant et venant dans ma fente, jouant avec mon petit bouton de nerfs… Son long corps ferme idéalement adapté au mien… Son petit cul si… Si… Oh putain ! Son petit cul si parfait ! Quel régal de le pétrir de mes mains…
Non ! Je ne dois pas penser à ça, je ne peux pas !
Ses mains qui me caressent, à la fois timides et audacieuses… C’est un virtuose, utilisant mon corps comme un instrument de musique, nos gémissements, nos cris de jouissance, les claquements de sa peau glaciale contre ma peau de braise se transformant en une symphonie enflammée… Et ce corps, CE corps !
NON ! Stop ! Je ne dois pas penser à tout ça ! Mais c’est plus fort que moi, je n’y arrive pas… Un seul regard et j’étais prise au piège… Mais je ne peux pas. Je ne le veux pas. Pas après ça…
Et ça fait mal, parce que je le veux. J’en ai une putain d’envie, si terrible qu’elle me rend folle ! Mais je ne peux pas, je n’ai pas le droit !
Ses lèvres si douces, et son haleine si glaciale et si sucrée… Sa langue si passionnée glissant contre la mienne, et si curieuse et si fougueuse, faisant vibrer et chanter mon corps, même dans les endroits les plus insoupçonnés... Et ses doigts… Hmmm… Ses doigts…. C’est à peine s’il m’effleure que mon corps vibre déjà… Et la sensation de sa peau contre la mienne, le feu contre la glace, si étrange et si naturelle ! Et lorsqu’il glisse en moi d’une façon tendre, brutale ou passionnée… Son corps s’emboîtant si idéalement dans le mien, comme les deux moitiés du même puzzle…
STOP ! Je ne peux pas me permettre de penser à Edward de cette façon… Je ne dois pas ! Je ne devrais même pas être là à l’attendre… Mais qu’est-ce que je fais ! Des larmes commencent à rouler sur mes joues, je n’arrive pas à les retenir. Je dois prendre une décision, mais j’en suis incapable. J’ai beau combattre, je n’y arrive pas…
Je me consume sous son toucher… Sa langue me fait chavirer, me noyant sous des sensations que je ne connaissais même pas… Ses longs doigts me transportent, ils m’emmènent au Paradis… Ou alors en Enfer, tellement je brûle sous ses caresses… Et son odeur… Hmmm… Son odeur m’enivre… Son parfum m’apaise et me déchaîne… Il m’intoxique, il est ma came… Et le merveilleux goût de cannelle, de poire et de miel de sa peau sur ma langue… Et son regard si pénétrant, donnant l’impression de déchiffrer mon âme… Son regard or assombrit par le désir… Ses prunelles si noires, tout à coup, comme s’il crevait de se repaître de moi… Et ce que je ressens lorsqu’il est en moi… Et sa queue… Hmm… Si divine ! Longue et ferme et épaisse et si pâle… Qui va et vient et me transcende… Si glaciale dans mon corps bouillant… Une sensation si bonne… Hmmm… Sa qu…
NON ! ! ! Je n’ai pas le droit de penser à Edward comme ça… Mais j’en ai assez de le combattre, je n’en peux plus… Et les larmes coulent, de plus en plus. Mes pleurs ne veulent plus s’interrompre et redoublent de vigueur… C’est la guerre…
La guerre à cause d’Edward…
La guerre entre mon corps, mon cœur et ma raison…
Mon corps l’appelle. Mon corps le réclame. Avec acharnement, mon corps a faim du sien. Mon corps est fait pour le sien. Mon corps est irrémédiablement attiré par le sien, aspiré par son magnétisme. Mon corps veut Edward…
Mon cœur le désire. Mon cœur bât pour lui. Mon cœur l’exige. Mon cœur s’envole au son de sa voix. Mon cœur bât frénétiquement lorsqu’il me touche. Mon cœur explose d’une overdose de sentiments. Mon cœur aime Edward…
Je le veux, je ne vois plus que lui. Je revis grâce à lui. Edward…
Alors que mon corps et mon cœur ne cessent de crier, de hurler « Edward ! », ma raison les bâillonne…
Alors, mon corps et mon cœur pleurent, dévastés par le chagrin… Ma raison m’interdit tout…
Je veux Edward, mais je ne le devrais pas. Je n’en ai pas le droit, je le Lui dois…
Edward ne sait pas et je ne veux pas qu’il sache… Il ne voudrait plus de moi, je le sais, j’en suis sûre… Je suis maudite, je suis indigne…
Mon corps et mon cœur souffrent de ne pas avoir Edward, ils le réclament avec insistance… Mais ma raison prend le dessus et musèle mes désirs…
Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi, Edward !
Et les larmes se font intarissables. Les tremblements m’emportent… Ma tête tombe sur le volant, entre mes deux mains qui sont déjà crispées dessus… Les sanglots s’emparent de moi, semblant ne plus vouloir cesser…
Je ne peux pas… Je n’ai pas le droit… Je suis désolée Edward…
À l’instant où deux bras fermes et glacés m’enlacent et m’enfouissent le visage dans une épaule, je me sens enfin entière… Mon corps et mon cœur se libèrent…
5 - Révélations
J’eus à peine le temps d’ouvrir la porte que je fus assailli par les pensées de ma famille.
Oh, Edward… Je ne supporte pas de le voir souffrir autant ! Esmée s’approcha de moi et enroula un bras protecteur autour de mes épaules.T’inquiète pas Edward, tu vas voir, ça va s’arranger. Si tu veux, j’irai même lui remettre les idées en place en lui mettant un bon coup de pied au cul à cette idiote!
Wahou ! Une telle sympathie de la part de Rosalie était un phénomène rarissime. En général, soit elle a besoin de quelque chose, soit ça va mal….
Jasper me regardait avec un air de chien battu, la peine qu’il ressentait à mon égard lui dégoulinait de la tête aux pieds. Bon sang ! Il ne manquait plus que ça : la pitié. Pff…
Oh putain ! Qu’est-ce qu’ils ont tous à faire des têtes d’enterrements ? Eddy n’a pas besoin de ça ! Eh man ! Si t’as besoin de te défouler, j’suis ton homme ! Oh puis non, un gros câlin d’ours, ça te fera du bien !
Emmett me fit un clin d’œil et un sourire qui se voulait démoniaque. Décidément, il ne changera jamais celui-là ! Toujours égal à lui-même : Emmett. Ce mec, je l’adore ! J’ai de la chance d’avoir un frangin comme lui.
Il m’attrapa et me serra tellement fort dans ses bras que mes os commençaient à craquer.
- Eh Em ! Bas les pattes ! Tu fais mal grosse brute !
-Ah ! « Qui aime bien, châtie bien » tarlouze !
- Tu sais ce qu’elle te dit la tarlouze ? Continue comme ça Em et je vais tellement t’enculer qu’à chaque fois que tu vas bailler, on verra la lumière du jour! 1
- Ahwooouuuuu ! Môman j’ai peur ! Protège-moi du grand méchant Eddyyyyy…
Emmett s’enfuit en braillant, gesticulant comme un possédé sur le bûcher, et alla se cacher dans les jupes d’Esmée. Quel con ! Incapable de me retenir, je ris.
Il se tourna vers moi et me fit un grand sourire.
Ah ! Ben la v’là la réaction que j’attendais !
Y’a pas à dire, Emmett savait toujours quoi faire pour redonner du baume au cœur.
- Carlisle n’est pas là ?
- Non, il est à l’hôpital. Il devait voir un patient et… se renseigner sur un dossier. Me dit Esmée.
J’étais sûr qu’elle me cachait quelque chose. Sa voix avait flanché à la fin de sa phrase et elle ne faisait que se répéter, tel un mantra, « je vais bien, tout va bien ! Je suis gaie, tout me plait ! ». Bizarre…
Je m’installais dans la salle à manger – où plutôt la salle des conseils de famille – et y fus rejoins par les autres. Alice prit la parole en premier.
- Bon, Edward. Faut qu’on parle de choses que j’aie vues. D’abord… Bella fera bientôt partie des nôtres.
- Quoi ? Elle va être transformée ! S’écrièrent Rosalie et Jasper.
- Quand ? Demanda Esmée.
- Par qui ? S’interrogea Emmett.
- Comment ? Dit Esmée.
- J’en sais rien ! Tout ce que je sais, c’est que dans peu de temps, Bella sera un vampire.
- C’est ce que tu me cachais à la fête chez Newton ? Je vais la changer, c’est ça ? Mes fantasmes de l’avant dernière nuit revinrent en force : une Bella immortelle que je garderai près de moi jusqu’à la fin des temps…
- Euh… Ouais. Mais… C’est compliqué Edward !
- Comment ça, c’est compliqué ? Je vois pas ce qu’il y a de compliqué : je la mords, elle se transforme. Point barre !
- C’est pas aussi simple Ed… Bon écoute, quand je t’ai « dit » à la fête qu’on allait être de grandes amies elle et moi, je la voyais avec nous tous, heureuse. On préparait même votre mariage !
Bella et moi, mariés ?! Hmm, en y réfléchissant bien, l’idée ne me déplaisait pas du tout, loin de là même… Je la voyais déjà avec une magnifique robe blanche, fluide, mettant ses splendides courbes en valeur…
- Bon ! T’as fini de rêvasser ouais ? J’ai pas fini Eddy… Donc, vision numéro un, elle est l’une des nôtres, vous vous mariez, elle est heureuse. Vision numéro deux… Elle est transformée, mais elle est seule et carbure à la haine.
- Comment ça ?
- Pfff… À chaque fois qu’elle est dans… sa « phase chaudasse »… Je grognais et lançai un regard mauvais à Alice.
- Désolée Edward, je trouve pas mieux niveau comparaison… Donc, lorsqu’elle est dans sa « phase chaudasse », Alice me tira la langue, tu la transformes et j’ai des visions de vous deux mariés, heureux et tout le toutim ! Par contre, lorsqu’elle est dans sa « phase glaçon »… Tu n’es plus là. Elle est seule, transformée par je ne sais pas qui, elle souffre et ne ressent rien d’autre que de la haine. Elle est même consumée par la haine, Edward…
- Donc, si je résume bien, quoiqu’il puisse arriver, Bella deviendra un vampire ?
- Oui, sûre et certaine.
- Quand ?
- Huum… Je dirai… D’ici un an ou deux, grand maximum. Mais… Il n’y a pas que ça. Écoute, des visions comme celles-ci, j’en ai eu plusieurs… enfin… je les ai traquées... Une bonne centaine en l’espace de 24 heures pour être précise. Et elles sont toutes identiques : soit vous êtes ensembles, soit vous ne l’êtes pas. Et… Il y a un détail récurrent, qui diverge selon son avenir éventuel… Je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre qu’il a son importance…
- Quoi, Alice ? Quel détail ?
- Euh… Dis-moi, est-ce que… Tu as vu le bracelet de Bella ?
- Oui, je l’ai vu.
- Est-ce que tu sais ce que c’est ? Ou qui lui a offert ?
- Non. Tout ce que je sais, c’est qu’il lui rappelle sa mère. Pourquoi ? En quoi est-ce important ?
- Je ne sais pas, mais… dans toutes mes visions où vous êtes ensembles, je n’ai plus jamais vu ce bijou. Jamais ! Par contre, à chaque fois que je vois son avenir solitaire, elle a toujours son bracelet au poignet. Je suis sûre qu’il a son importance dans ce changement d’avenir !
- Quoi ? Quel bijou ? Il est comment ce bracelet ? Demanda Rosalie.
- Je n’ai jamais vu un objet aussi étrange, Rose. Lui répondis-je. C’est une large bande de cuir, avec un fermoir en cuivre assez compliqué. Il y a deux petites chaînes sur le fermoir et une espèce de clapet. J’avais jamais vu un truc comme ça, avant ! Et… Il y a aussi des Kanji japonais et les mots « N’OUBLIE JAMAIS » qui sont gravés sur le cuir…
C’est bizarre… Un bracelet ? On dirait une vague description d’un coll…
- Quoi Jazz ? Tu as déjà vu quelque chose comme ça ? Qu’est-ce que c’est ? Lui demandais-je, interrompant ses pensées.
- Euh… Disons que ça ressemble assez à des colliers que j’ai déjà vu, mais je ne suis pas certain que ce bracelet ait la même signification que les colliers… Jasper se trémoussait, mal à l’aise.
- Vas-y, Jazz ! Crache le morceau !
- Ben… Disons que… J’ai assisté à certaines choses un jour, à Dénali… Euh… En fait, j’ai gaulé par accident Irina et Laurent, et Kate et Garrett pendant… des petits jeux sexuels.
- QUOI ?! VAS-Y ! RA-CONTE ! RA-CONTE ! RA-CONTE ! Emmett trépignait sur place, tapant des mains, à l’affût d’un nouveau scandale.
- Ben… J’ai vu les filles et… À part un collier en cuir autour du cou, elles étaient complètement à poil et… à genoux, en train de... Enfin bref, ils sont dans des… relations « dominant-dominée », Irina est la soumise de Laurent, et Kate, celle de Garrett.
- Soumise ? Comment ça, Jasper ?
Esmée était complètement ébahie, bouche-bée d’apprendre que ses amies tuaient le temps de cette façon.
- Ben… En gros, elles appartiennent à leurs maîtres. Et les colliers qu’elles portent sont des colliers de soumission, qui représentent leur statut, leur engagement et la relation qui les unis. Sur les leurs, il y avait les initiales de Laurent et de Garrett, ainsi qu’un symbole. J’ai fait quelques recherches par curiosité et en ai vu d’autres exemples sur Internet, mais par contre, je n’y ai pas vu de bracelet, et encore moins de mots. J’ai vu des blasons, j’ai vu des symboles… mais pas de phrases.
- Non mais dis donc, Jasper Whitlock ! Comment ça se fait que tu te sois renseigné sur le net au sujet de ces trucs ? Lui demanda une Alice rageuse et sidérée à la fois.
- Ben… J’avoue que l’idée de t’en mettre un autour du cou et de faire de toi mon esclave sexuelle est plutôt alléchante ! Lui dit-il, un sourire coquin aux lèvres.
- OH PUTAIN ! OH PUTAIN ! OH LA PUTAIN DE SA RACE ! S’écria Emmett. Bon, venant de Kate, ça m’étonne pas trop, j’ai toujours trouvé qu’elle avait des penchants bondage et compagnie. Ben quoi ! Z’avez pas vu le pied qu’elle prend à électrocuter les gens ? Mais alors Irina, ça m’troue l’cul ! Elle est tellement coincée cette nana, que j’ai toujours dit qu’il fallait lui retirer ce foutu manche à balai qu’elle s’est carrée dans l’anus ! RhoooOOO, j’y crois paaAAAaas ! ! !
- D’après toi, Jazz, Bella serait une soumise ? Je n’arrivais pas à le croire. Elle est tellement innocente !
- Non Edward, je t’ai dit que son bracelet ressemblait aux colliers de soumissions, pas qu’elle était une soumise. De toute façon, si réellement elle était une soumise, elle n’aurait pas couché avec toi, sans l’aval de son « maître ». Tu parlais de symboles, ils signifient quoi ?
- Ça, j’en sais rien Jazz ! J’ai reconnu des kanji japonais, mais je ne sais pas ce qu’ils disent…
- Là, tu me vexes Eddy ! S’énerva Emmett. Ben alors boubourse, t’as oublié ma période manga ?
Période manga ? Mais oui ! Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Parce que t’es qu’un abruti ! Oh ta gueule, toi !
Picasso a eu sa période bleue, sa période rose… Emmett aussi a ses périodes…
Emmett, lui, se tape des délires par « périodes »… Et parfois, c’est très lourd…
Un jour, il a eu sa période « lapdance », et on a tous eu droit à des shows chaud-bouillant, n’importe où et à n’importe quel moment de la journée ! Il a eu également une période « paillardes », qui a – malheureusement pour nous - durée une année entière, pendant laquelle il nous braillait du matin au soir « la grosse bite à Dudulle », « la digue du cul », « la fille du bédouin » et j’en passe… Il est aussi passé par une période « psychédélique », au cours de laquelle il s’amusait à donner du LSD à ses proies, avant de les tuer, pour en expérimenter les effets. Emmett sous acide, c’est tout un poème…
Mais là, sa période « manga » allait me rendre service !
Je me levai de ma chaise et allai chercher du papier et un crayon, près des ordinateurs. Je reproduisis à l’identique les deux symboles, et lui tendis la feuille.
- Hmmm… Celui-là c’est « bijin », ça signifie « beauté ». Et celui-ci, c’est… « Kyoujun »… Merde ! C’est pas possible…
- Oui Emmett ?
- Kyoujun, c’est l’obéissance, mais dans le sens de la… soumission… Désolé mec.
Non ! Je n’y croyais pas… Bella ne pouvait pas être une soumise. Impossible ! De toute façon, si réellement elle était une soumise, elle n’aurait pas couché avec toi, sans la permission de son maître. Je ressassais les paroles de Jasper et non, Bella ne pouvait pas être une soumise, elle ne se serait pas donnée à moi comme ça, sinon ! Puis ses paroles déformées par les sanglots me revinrent en mémoire. Mais qu’est-ce que j’ai fait bon dieu ! Je ne peux pas… Je n’ai pas le droit…
NON !
- Bah… conneries ! En tous cas, je comprends mieux pourquoi elle s’est enragée hier matin, nous dit Alice. Rappelle-toi Edward, elle s’est sauvée au moment où tu l’as appelée « beauté » !
- Mouais, c’est plausible… et hier après-midi, pareil, elle était furieuse après que je l’ai appelée « beauté »… Quel con !
- Mais tu ne le savais pas, Edward ! Tu n’y es pour rien ! Me réconforta Esmée en me frottant le dos.
- Si ça se trouve, on fait fausse route à propos de ce bracelet ! Elle l’a peut-être trouvé par terre ou acheté dans une brocante ! Dit Rosalie.
- Et comment savoir ? Quand j’ai abordé le sujet avec elle, elle en a pleuré, me disant que ça lui rappelait sa mère…
- Jacob Black ! S’écria Alice. Lui le saura! Bella est sa meilleure amie.
J’allai téléphoner, mais Alice se figea au même moment, perdue dans une vision nébuleuse.
- Non ! Il vaudrait mieux que ce soit moi qui l’appelle, Edward. Au passage, c’est pas très sympa de ta part…
- De quoi, Alice ? Qu’est-ce que j’ai encore fait !
- Hum… Jacob est amoureux de Bella depuis des années, il le prendrait très mal que tu l’appelles pour parler de tes problèmes de cœur avec elle…
Merde ! Quel abruti ! Elle est sa meilleure amie depuis des lustres, cependant Jake a toujours eu un petit faible pour elle … J’avais complètement zappé les paroles de Seth Clearwater ; j’avais trahi mon pote…
T’es vraiment le roi des cons ma parole ! Et alors, tu crois que je m’en rappelais peut-être ? Voilà ce que c’est que de penser avec sa bite ! Oh la ferme ! Va te faire mettre !
Alice se leva, alla jusqu’au téléphone et composa le numéro de Jacob. Quant à moi, je faisais les cents pas, en attente de quelconques révélations au sujet de ma douce.
- Salut Jake ! C’est Alice Cullen, comment vas-tu ?
Salut la naine ! Bien et toi ? Eh ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Va y’avoir de la castagne ?
- Nooooon ! Rassure-toi ! En fait, je t’appelle au sujet de Bella Swann.
Quoi ? Qu’est-ce qu’il lui arrive ? QU’EST-CE……
- STOP ! Pas de panique !! En fait, j’ai eu une vision, Bella et moi allons être de très grandes amies !
Ah ouais ?! Cool ! Tu verras, elle est extra Bella !
- Ça, j’en suis sûre ! En fait, je t’appelle parce que j’ai eu une vision au cours de laquelle je la faisais pleurer…
QUOI !
- Non ! T’inquiète ! Je ne lui faisais pas de mal, je lui parlais simplement de son bracelet en cuir. Tu l’as déjà vu ?
Ça pour le voir, je l’ai vu ! Mais pourquoi elle en pleurait ?
- Dans ma vision, ça lui rappelait sa mère…
Sa mère ?! Ah ! Ah ! Elle est bien bonne celle-là !
- Comment ça ? Ce n’est pas sa mère qui le lui avait donné ?
Du tout ! C’était son petit ami qui lui avait offert !
- Bella a un petit ami ?
Plus maintenant, ils ont rompu après la mort de Renée si je me souviens bien.
- Et tu le connaissais ce mec ? Tu l’avais déjà vu ?
Non, jamais. Bella m’en avait parlé quelques fois, mais je ne l’ai jamais vu. En tous cas, elle avait l’air sacrément accro ! Elle m’avait invité à Chicago il y a un an et demi, c’est à peine si je l’ai vue ! Et quand elle était là, elle avait toujours un sourire débile aux lèvres et caressait machinalement son bracelet. Je sais pas ce que ce mec lui faisait, mais vu son air con, ça devait être des choses torrides !!
- Aaaaaah ! D’accord, je comprends mieux ma vision maintenant. En fait, elle pleurait à cause de son ancien petit-ami…
Connaissant Bella, sûrement ! C’est une vraie fontaine cette fille ! Trop sensible !! Bon, Alice, le prends pas mal, mais je dois te laisser, j’ai des trucs à faire !
- Pas de blèmes mec !
Passe le bonjour à la famille, d’accord ? Et dis à Eddy qu’il faudra qu’on se fasse une sortie entre mecs un de ces quatre ! Une testostérone-party, y’a rien de mieux !!
- Ok ! J’y manquerai pas ! Passe le bonjour de notre part à tout le monde ! Bye Jake !
Bye la naine !
Alice raccrocha le combiné et se tourna vers moi.
- Pourquoi elle te parlait de sa mère ?
- Mais j’en sais rien Alice, rien !
Nous nous étions tous réunis dans le salon, à l’écoute de la conversation téléphonique qui venait de se dérouler. Rosalie se laissa tomber lourdement sur le sofa, suivie d’Alice.
À cet instant, une voiture quitta la route et s’engagea sur le chemin menant à la villa. Au bruit du moteur, je reconnus la Mercedes de Carlisle. Les pneus crissèrent une dernière fois sur les graviers et la voiture s’immobilisa. Esmée alla ouvrir la porte et mon père entra, le regard grave.
Carlisle était au téléphone, apparemment en conversation avec l’un de ses confrères.
Mon Dieu ! Quelle horreur… Comment des choses pareilles peuvent-elles être commises ? Pauvre enfant…
De toutes les personnes présentes dans la pièce, Carlisle était le seul qui me bloquait ses pensées en énumérant mentalement la liste complète des anti-hémorroïdaires et des anti-diarrhéiques. Dans le genre chiant, on fait pas mieux, rien de tel pour vous dégoûter de lire dans les pensées.
- Oui, et encore merci Docteur House 2. Ce fut un plaisir de discuter avec vous, même si j’aurais préféré que cela se fasse en de meilleures circonstances. Bonne journée à vous aussi, au revoir cher confrère.
Carlisle raccrocha le téléphone et se tourna vers Jasper. Il le regarda avec insistance et aussitôt, un nuage de calme m’atteignit. Emmett s’approcha de moi et me poussa vers le sofa où mes sœurs étaient déjà assises. À peine assis, Alice passa un bras autour de mes épaules et Rosalie posa une main sur mon genou. Mon corps se tendit.
Houlala ! Ça pue ! C’est pas normal toute cette gentillesse ! Mais non, ils ont de la peine pour toi ! Non, j’te dis que ça pue ! Oh ta gueule ! J’suis suffisamment à la ramasse comme ça !
Carlisle s’approcha du canapé et s’assit sur un pouf, face à moi. Toute la famille se resserra autour de moi. Ouais… ça commençait vraiment à puer. Mes poings se serrèrent.
- Edward, je… je ne sais pas comment te dire ça, mais j’ai appris certaines choses… Je… Ça ne va vraiment pas te plaire, c’est…. Oh ! Je ne sais même pas comment en parler, c’est tellement difficile !
Entendre mon père chercher ses mots nerveusement me fit haleter d’inquiétude.
Qu’avait-il donc à m’annoncer de si terrible pour que mon calme artificiel, provoqué par Jasper, se transforme en léthargie ?
Carlisle avala sa salive, mal à l’aise. J’étais incapable de lire ses pensées, totalement anesthésié par les effluves de torpeur qui émanaient de Jazz…
- Je… Je m’inquiétais pour toi, Edward. Nous tous, d’ailleurs ! Quand Alice nous a expliqué la façon dont Bella t’avait traité, je me suis demandé si… elle n’avait pas de problèmes psychologiques… La façon qu’elle a de passer de la joie à la peine m’a amené à me demander si elle n’était pas… bipolaire. Elle a perdu sa mère depuis peu, je me suis dit qu’il y avait peut-être un rapport, qu’elle faisait une dépression nerveuse. Carlisle se passa les mains dans les cheveux, il avait l’air exténué.
- Edward, repris mon père. J’ai eu quelques renseignements au sujet de Bella Swann, par l’un de mes confrères de l’hôpital de Chicago. Il semblerait… euh… il est avéré…. Oh ! C’est tellement dur à raconter ! Carlisle geignit. L’angoisse s’empara de moi devant la difficulté que mon père avait à parler. Qu’avait ma Bella !
- Edward, tu sais que la mère de Bella est morte il y a six moix. Eh bien… Bella en a été témoin.
En fait… Elles avaient décidé d’aller dormir à la belle étoile sur la plage, au bord du lac Michigan et… elles ont été sauvagement agressées…
Non !
- Elles ont été frappées à mort avec des objets contendants. D’après le… médecin légiste… il se pourrait que ce soient des coups de baramine… Seigneur ! Presque tous les os de la mère de Bella étaient brisés et… non, je t’épargne l’état de ses organes…
Non ! Non !
- Par « chance », elle est morte quasiment immédiatement d’une rupture d’anévrisme. Elle n’a pas vraiment eu le temps de souffrir… Bella… a assisté au meurtre de sa mère, elle avait été ligotée et bâillonnée et… a vu le forcené s’acharner sur le cadavre de sa mère. Bella a… Oh Edward ! Bella a été…
NON !
Carlisle souffla un grand coup.
- Cet animal l’a ravagée, Edward… Son état a nécessité plusieurs points de suture et trois mois d’hospitalisation… Au moins, elle n’en gardera pas de séquelles physiques…
Un feulement furieux s’échappa de mes lèvres au moment où je compris les paroles de mon père…
- NOOOOOOOOOOOOOOON ! Je me levai brusquement, prêt à tout casser, quand je fus plaqué au sol, retenu par cinq solides paires de bras.
Ça ne servira à rien, fils. À rien. Bella a besoin de toi…
- Je le trouverai ce fils de pute ! J’la vengerai ! Même si je dois y passer l’éternité, mais j’le trouverai ! J’lui ferai bouffer ses couilles !J’lui ferai bouffer sa bite ! J’lui ferai bouffer ses tripes ! C’est qui ? C’EST QUI CE BATARD ???
- On… on ne sait pas, Edward… Elle était totalement abrutie par les coups, elle…Elle avait une hémorragie interne, elle a perdu beaucoup de sang… C’est un miracle qu’elle soit encore en vie… Des jeunes sortaient d’une boîte de nuit et ont voulu prendre un bain de minuit, le malade les a entendus, il a pris peur et s’est enfui… Il n’y avait aucun témoin et apparemment, Bella a occulté toute cette soirée… La police n’a pas réussi à lui mettre la main dessus, le kit de viol n’a rien donné de concluant…
Les pensées de Rosalie étaient déchaînées.
Il faut que tu sois là pour elle ! Ne la laisse pas tomber ! Et surtout, ne lui fais pas de mal où je t’éclate la tête !
De violents souvenirs de l’agression de Rosalie affluèrent en masse dans mon esprit, et le désir de tuer s’était réveillé en elle : elle voulait crever la pourriture qui s’était acharnée sur mon ange. Mais comment pouvait-elle croire que j’oserai blesser ma douce ? J’étais incapable de lever ne serait-ce que le petit doigt sur ma Bella !
Si seulement j’avais pu être là…
Mon pauvre amour avait été victime d’un sadique, avait assisté au meurtre de sa mère, et ne se rappelait de rien… On lui avait volé son innocence et sa pureté. Je mourrais à petit feu, j’avais mal pour elle en essayant d’imaginer ce que ce taré lui avait fait subir… J’en avais des nausées… Et moi qui me prenais pour un monstre sans nom… Quelle ironie !
- Qu’est-ce que tu entends par « apparemment » ?
- Eh bien… Quand elle a repris connaissance, les médecins, les inspecteurs de police, les psychologues… tous ont essayé de lui expliquer ce qu’elle avait subi… Tout ce dont elle dit se rappeler, c’est du meurtre de sa mère. Le cerveau humain est un organe très particulier. Lorsqu’une personne est témoin – ou victime – de telles atrocités, il est très fréquent qu’une amnésie partielle en résulte. Par autodéfense, l’esprit se refuse à évoquer ces moments difficiles, mais si brefs qu’aient été ces instants, ils réapparaîtront toujours, sous forme de cauchemars ou d’hallucinations. Ce qui me dérange, dans le cas de Bella, c’est l’absence totale de ces manifestations inconscientes ! Elle a repris le cheminement normal de son existence, ses notes en cours n’ont pas changé, elle a rencontré ses ami(e)s… Bref rien n’a changé. Ce n’est pas une réaction « normale » suite à une agression de cette ampleur. Ni dépression, ni colère, ni cauchemars. Rien ! Comme s’il ne s’était rien passé ce soir là… Elle est restée trois mois à l’hôpital pour se remettre de ses blessures, est retournée au lycée pour passer ses examens et elle a emménagé ici. Hormis son père et son beau-père, personne n’est au courant et personne ne doit savoir. Mais son comportement m’intrigue, et m’a amené à me demander si Bella est réellement amnésique… Enfin, je ne peux que supposer ! Quoiqu’il en soit, physiquement elle n’a aucune séquelles… mais psychologiquement, personne ne le sait. Elle est peut-être brisée…
Je me dégageai des étreintes de ma famille et m’assis sur le sofa. J’étais…vidé, crevé. Tellement épuisé que j’aurai pu en dormir… La tête penchée entre mes mains, mes doigts passant et repassant dans mes cheveux, je tâchais de digérer les informations de Carlisle. Je n’y arrivais pas… Comment un homme pouvait-il s’acharner à détruire quelque chose d’aussi précieux que Bella ? Parce qu’apparemment c’était ça, elle était détruite, à l’extérieur et à l’intérieur. Un monstre lui avait souillé son corps et volé son âme. Je comprenais mieux toute cette haine qu’elle ressentait…
- Et moi, Carlisle, je te dis que Bella va très bien ! On l’a vue à la soirée ! Et même hier matin, quand je suis passée les voir, elle riait ! Elle est forte cette fille ! S’énerva Alice. Pour elle, Bella était déjà sa meilleure amie et elle n’avait qu’une envie, celle de broyer joyeusement la tête de ce malade.
- Est-ce que tu crois que je… qu’on a… que j’ai pu lui faire revivre ce qu’elle a vécu ? J’étais paniqué à l’idée d’avoir pu la blesser à nouveau.
- Oui… Non… Peut-être, je n’en sais rien en fait. C’est possible, oui. Cela expliquerait pourquoi elle te rejette aussi violemment. Mais…
- Voyons Carlisle ! Tu crois vraiment qu’elle se serait jetée une deuxième fois dans les bras d’Edward s’il lui faisait revivre son viol ? Et tu crois qu’elle se jetterait dessus si elle ne voulait pas qu’il la touche?
- Peut-être pas ! Elle a enfoui ses sentiments tellement profondément… On ne sait pas…
- Oh si, on sait ! Rugit Rose. Ça détruit une personne un acte aussi monstrueux ! J’en sais quelque chose depuis le temps… Et ça détruit l’entourage ! C’est pour ça qu’elle te haït, Eddy, j’en suis sûre. Vivement qu’on retrouve cet enfant de salaud, j’lui apprendrai comment je m’appelle !
Carlisle se tourna vers moi une dernière fois et posa ses mains sur mes épaules.
- Quoiqu’il en soit, Edward, sois très prudent avec Bella Swann, fais très attention à elle. Cette enfant a déjà connu plus d’atrocités que nécessaire…
1 – Tiré du film « Bernie », un monument du cinéma français ! !
2 - Désolée ! J’ai pas pu m’en empêcher… Hi ! Hi !
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